Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Mercredi prochain à l’Assemblée nationale : vote précipité de la loi sur les transferts de responsabilités de l’État aux collectivités - 1 -
10 avril 2004

C’est le premier grand rendez-vous politique après les scrutins des 21 et 28 mars derniers. Aux régionales et aux cantonales, les électeurs réunionnais ont clairement sanctionné le gouvernement et ses soutiens parlementaires locaux.
Les députés réunionnais de la majorité ont reconnu qu’il s’agissait d’un vote sanction de la politique de casse sociale qu’ils ont défendue. Mercredi prochain, ils auront une occasion en or de prouver qu’ils sont à la hauteur de leurs récentes déclarations : ils peuvent dire non au transfert des TOS de l’Éducation nationale aux collectivités.
Ainsi, René-Paul Victoria a dit qu’il a ’entendu’ le message des électeurs réunionnais. Alors, le 14 avril, votera-t-il contre ce texte qui est rejeté par toutes les personnes concernées à La Réunion ?
Mercredi prochain, trois parlementaires réunionnais auront à faire face à une lourde responsabilité. René-Paul Victoria, André Thien Ah Koon et Bertho Audifax devront dire s’ils soutiennent une mesure phare du gouvernement Raffarin, refusée par toutes les personnes concernées : le transfert des TOS.
Au soir des 21 et 28 mars, les trois parlementaires avaient fait des déclarations très intéressantes. Nous allons aujourd’hui nous intéresser à celles de René-Paul Victoria.
Le 21 mars, le député-maire de Saint-Denis avait tiré les enseignements du premier tour de scrutin : "Ces résultats montrent que les électeurs ont voulu sanctionner la politique menée par M. Raffarin. Nous les avons entendus".
Lundi dernier, à la suite de la déclaration de politique générale du Premier ministre, René-Paul Victoria avait voté la confiance à un gouvernement peu remanié, marqué surtout par l’entrée en force des ultra-libéraux du “courant Madelin” de l’UMP. Sur ce point, on peut concéder qu’il lui aurait été difficile de faire autrement, en tant que membre de la majorité. La déclaration de politique générale décrit les orientations du gouvernement, reste à voir ses actes.
Un premier acte important de “Raffarin 3” aura lieu mercredi : le vote par les députés du texte de loi déléguant de nouvelles responsabilités aux collectivités locales, avec en point de mire le transfert des TOS. Des responsabilités nouvelles, alors que le flou le plus total est de rigueur au sujet des moyens financiers nouveaux transférés par le gouvernement aux collectivités.
Au sujet de ce projet, on se souvient du large mouvement social qui s’était opposé l’an dernier à la décentralisation à la mode Raffarin. Un mouvement qui a marqué René-Paul Victoria. Ce dernier estimait en effet au soir du 21 mars que la multiplication des manifestations à Saint-Denis expliquait les résultats de ses candidats aux cantonales, et de la liste UMP aux régionales dans sa commune.
Mercredi, René-Paul Victoria aura une occasion importante de montrer qu’il a "entendu" le message des électeurs. En votant contre le projet de décentralisation imposé par le gouvernement, il pourra prouver qu’il porte le message des Réunionnais : sanctionner une politique qui appauvrit La Réunion.
Manuel Marchal
Un nouveau passage en force
Dans un article paru hier, “l’Humanité” donne la position de plusieurs parlementaires de l’opposition au sujet de la volonté du gouvernement de faire voter le texte de loi sur les responsabilités locales mercredi, sans tenir compte du désaveu des régionales.
En maintenant le vote du texte sur la décentralisation, le gouvernement marque sa volonté de passer en force.
Autant dire que de "confiance" il n’est dès lors plus question pour les élus locaux qui s’étaient pris à croire au témoignage de la sagesse la plus élémentaire de la part du gouvernement. Quel crédit accorder notamment à la promesse faite mardi par Dominique de Villepin, lors des questions au gouvernement, que le "principe de compensation financière soit respecté intégralement" ?
"Nous ne voulons pas être les recalculés de la décentralisation", a protesté le président francilien, Jean-Paul Huchon (PS), à l’annonce de la décision gouvernementale. Les élus PS ont réclamé, en vain, "la suspension de tout débat parlementaire sur la décentralisation" jusqu’à leur rencontre avec le chef du gouvernement.
"Jean-Pierre Raffarin gouverne seul contre tous", s’insurge le président du groupe PS à l’Assemblée, Jean-Marc Ayrault. De leur côté, les députés PCF ont dénoncé une "décision scandaleuse" et "un coup de force politique du gouvernement".
"Au lendemain de la déconfiture de la droite aux élections régionales et cantonales, la laborieuse contrition affichée par le président de la République et le Premier ministre a fait long feu", poursuivent les parlementaires dans un communiqué. "Après avoir nié le sens du vote populaire, le Premier ministre maintient le cap d’un démantèlement de l’État, d’un déséquilibre des territoires et d’une remise en cause de l’unité, de l’égalité des citoyens et des solidarités nationales".
Le président UMP de la Région Alsace :
"Des risques de transferts de charges excessifs"
Répondant à une question d’un journaliste sur l’entêtement du gouvernement à maintenir "le débat sur les transferts de compétences aux régions", Adrien Zeller, seul président UMP sortant rescapé des régionales, déclare dans “Le Figaro” du 8 avril : "Une discussion financière est légitime. Elle est demandée de partout, bien au-delà des clivages entre la majorité et l’opposition. La décentralisation est une valeur universelle. Il faut tout faire pour la faire avancer et ne pas reculer en rase campagne. Il faut plus de clarté et plus d’information sur les conditions financières et les libertés fiscales, car il y a des risques de transferts de charges excessifs".
Une position qui montre l’inquiétude qui règne à l’UMP à quelques jours du vote du texte. Mercredi soir, lors d’une réunion de groupe à huis clos à l’Assemblée nationale, plusieurs députés UMP ont fait part de leur opposition au projet de loi "sur les responsabilités locales", le texte de décentralisation porté par le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin.
Malgré cela, ce dernier veut aller vite : transférer les compétences aux collectivités sans garanties financières.
Jean-Louis Debré, président de l’Assemblée nationale, appelle à écouter les présidents des Régions
Pourfendeur de "l’intégrisme décentralisateur" du Premier ministre, Jean-Louis Debré maintient ses "réserves" sur la décentralisation à la mode Raffarin. Il invite le chef du gouvernement à écouter les doléances de l’opposition.
Le président de l’Assemblée nationale souhaite que le gouvernement "associe" les députés de gauche à la concertation qui doit être engagée sur le projet de loi sur les responsabilités locales (qui précise les compétences transférées aux collectivités en 2005), en vue de sa deuxième lecture au Parlement.
Reprenant une revendication des présidents de Région socialistes, il demande que le projet de loi sur le transfert des moyens financiers "soit voté avant" la deuxième lecture du texte sur les compétences.
IEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Mézami pou sak la viv lontan dann nout péi La Rényon-dizon pou sak la konète la loi disnèf mars 1946 kan l’arivé, zot téi panss sirman la fain (…)
Plusieurs millions de personnes supplémentaires en insécurité alimentaire
Vote unanime d’une loi à l’Assemblée nationale à Paris
IEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient » Économie réunionnaise : le calme avant la tempête Kansa (…)
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture