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4 juin, parNos peines
Assemblée plénière du Département
30 mars 2021

A l’occasion de l’Assemblée plénière du Département du 24 mars dernier, le conseiller départemental communiste, René Sotaca, a évoqué le manque de moyen alloué aux CCAS de l’île.
En effet, dans la seconde phase du Plan Solidarité Territoire, et du Pacte d’urgence sanitaire, « les champs partagés ont été élargis avec d’autres collectivités, tels que l’accompagnement des publics vulnérables, la lutte contre l’isolement ou encore l’accueil inconditionnel de proximité ». De fait, « il apparaît que l’enveloppe de répartition des subventions met en avant de nouveaux défis à relever pour les CCAS ».
L’élu met en exergue la situation du CCAS de Sainte Suzanne, dont « l’enveloppe au titre du fonctionnement est revalorisée d’environ 20 000 euros l’année. Or au vu des champs de compétences du CCAS, cette enveloppe semble éloignée des défis à venir ».
« En effet, les travaux engagés entre les services des CCAS de l’île et la Commune laissaient entrevoir une évolution des crédits. Mais au vu des subventions allouées, le CCAS de Sainte Suzanne et d’autres communes, ne pourra malheureusement pas maintenir les services développés depuis 3 ans et prévoir un développement des nouveaux dispositifs correspondant à l’évolution des besoins des populations qui se précarisent davantage », a expliqué René Sotaca.
Parmi ces dispositifs d’accompagnement de prévention de l’autonomie et de maintien du lien social, « il y a la mise en place d’un guichet unique d’intervention et l’accompagnement au deuil faisant partie des 16 actions nouvelles que nous avons pour notre territoire ».
D’autant que « le CCAS déplore que toutes les actions d’aide aux publics défavorisés s’inscrivant dans le plan de lutte contre la pauvreté - mis en avant par l’Etat -, tels que la création d’une maison d’urgence, d’un accueil de jour, la recyclerie, ne pourront être développées », a expliqué le conseiller.
Ce dernier s’inquiète donc du manque de moyen des CCAS qui sont « des remparts à la précarité et à l’extrême pauvreté ». Dans le contexte économique, social et sanitaire actuel, « il est primordial d’allouer des fonds adaptés dans les différentes structures de l’île, afin qu’elles répondent aux besoins primaires de notre population ».
René Sotaca et Michèle Caniguy ont salué les engagements pris par le Département pour faire face à la situation actuellement. Toutefois, il est urgent d’augmenter les enveloppes allouées aux CCAS et d’étendre « le dispositif d’aide aux étudiants boursiers ultramarins aux étudiants boursiers de La Réunion qui rencontrent aussi des difficultés ».
En effet, le Département a annoncé le 26 mars le déblocage d’une enveloppe de 1,6 million d’euros en faveur des jeunes réunionnais effectuant leurs études en dehors de l’île. Cela représente une aide exceptionnelle de 500 euros par étudiant. Ce dispositif devrait concerner plus de 3000 étudiants.
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