Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Après la présentation de la synthèse des États-généraux
31 juillet 2009, par

Hier s’est tenue à la Région et au Département une rencontre historique conjointe des élus des deux collectivités sur les États-généraux. C’est en effet la première fois que les élus des deux assemblées participent à une rencontre de travail commune. Les deux collectivités auront à donner leur avis sur le document de synthèse des ateliers réunionnais des États-généraux de l’Outre-mer. Il est important que les élus puissent échanger avant de délibérer. Paul Vergès, Nassimah Dindar et Camille Sudre ont été les premiers à lancer le débat hier. Voici en substance ce qu’ils ont dit.
• Paul Vergès, Président de la Région, a rappelé que le rapport de synthèse des États-généraux avait été envoyé aux Conseils général et régional afin que les collectivités donnent leur avis. Mais les collectivités vont aller au-delà d’un simple avis. Elles vont donner leurs opinions. Comme l’a précisé Nicolas Sarkozy, il n’y a pas de sujet tabou.
Les collectivités sont aujourd’hui au pied du mur avec l’appel du Président de la République. Les élus doivent se prononcer. Comment définir nos préoccupations ?
Actuellement, un ensemble de problèmes cruciaux sont posés :
- Réforme de la taxe professionnelle.
- Suppression de l’octroi de mer.
- Négociation du régime OCM-sucre.
- Négociation des Accords de Partenariat Economique (APE).
D’où l’organisation de cette réunion qui rassemble les élus des deux collectivités.
• Nassimah Dindar, présidente du Département, a qualifié cette rencontre d’inédite entre le Conseil général et le Conseil régional. Elle a également demandé d’aller au-delà d’un simple avis, faire des propositions. Pour la présidente du Département, il faut projeter notre île dans son avenir. Pour cela, 3 questions sont essentielles :
- Qui sommes-nous ? Une île, un peuple, une patrie ?
- D’où venons-nous ?
- Où allons-nous ? Quel est notre modèle de développement et notre projet politique commun ?
En posant ces trois questions, on tire le même enseignement, celui du devoir et de la responsabilité afin d’élaborer un projet politique pour La Réunion. Selon la présidente, d’aucuns désormais n’adhèreront à un projet d’avenir si on ne règle pas les problèmes présents, c’est-à-dire les problèmes de l’emploi, du logement social et du développement durable, où il faut apporter des solutions à court, moyen et long terme.
• Après l’intervention de la présidente du Département, c’est Camille Sudre, vice-président de la Région, qui a pris la parole. Il a rappelé que la crise actuelle risque d’avoir des conséquences graves. Selon le vice-président, les États-généraux ne doivent pas être une désillusion. Pour qu’ils soient une vérité, il faut un certain nombre de conditions :
- La Réunion doit monter son unité. Les collectivités doivent être capables de se rassembler.
- Avoir des idées claires et travailler sur une plate-forme commune et une synthèse. Il faut présenter les mêmes propositions au gouvernement.
- Aller vite car le calendrier est serré.
Il faut faire la synthèse de tous les documents existants. Il a également rappelé que l’État doit payer ses dettes aussi bien à la Région qu’au Département.
Risham Badroudine
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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