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4 juin, parNos peines
La crise en Europe continue d’inquiéter
20 avril 2013, par

Les pays du G20 réunis à Washington, aux États-Unis, le 19 avril, se sont entretenus sur la réduction des dettes publiques et les risques potentiels liés aux politiques monétaires des grandes banques centrales.
Olli Rehn, commissaire européen aux affaires économiques et monétaires : « si la priorité donnée à la réduction de la dépense publique immédiatement après le déclenchement de la crise était nécessaire pour rassurer les marchés, cette époque est désormais révolue ». (photo DR)
Suite aux récentes analyses remettant en cause les politiques d’austérité, le commissaire européen aux affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, a expliqué que « si la priorité donnée à la réduction de la dépense publique immédiatement après le déclenchement de la crise était nécessaire pour rassurer les marchés, cette époque est désormais révolue ».
L’Europe, zone de tension
Inquiets de la situation dans la zone euro, les États-Unis et les pays émergents — Chine et Inde, en tête — ont réitéré leurs appels à plus de croissance en Europe. De son côté, la directrice générale du Fonds Monétaire International, Christine Lagarde, a fait remarquer que la Banque centrale européenne (BCE) était « la seule, parmi les grandes banques centrales dans le monde, à disposer encore de marges de manœuvre ».
Principale inquiétude des pays européens, les taux d’intérêts des banques qui peuvent grimper à 7%. Christine Lagarde a indiqué que la BCE pouvait « déterminer, en toute indépendance, à quel moment cet espace devra être utilisé pour potentiellement réduire ses taux d’intérêts ». De leurs côtés, les Européens tentent de rassurer leurs partenaires sur le « sérieux » de leur engagement à lutter contre les déficits publics tout en évitant des politiques d’austérité. « Tout le monde comprend aujourd’hui qu’ajouter l’austérité à la récession serait une faute lourde », a assuré Pierre Moscovici, à la presse. Cependant, rien ne devrait changer a indiqué le quotidien “Le Monde”. Selon les déclarations faites par un conseiller à l’Élysée, cité par le quotidien, la feuille de route restera la même : « C’est un point sur lequel on va insister de plus en plus : maintien d’un effort structurel sur le budget pour maintenir notre crédibilité au niveau européen » , a-t-il expliqué.
Mettre fin au secret bancaire
Au-delà de la question récurrente de l’austérité en Europe, les pays du G20 ont décidé de lever en partie le secret bancaire si une série de mesure renforçant drastiquement la lutte contre l’évasion fiscale était mise sur le plan international. Certains pays européens et les États-Unis y sont favorables, cependant, d’autres rechignent à faire de l’échange automatique d’informations fiscales, une norme internationale. L’affaire de l’Off-shore leaks, révélation des placements off-shore (paradis fiscaux), a jeté un froid sur la question, à l’instar de l’affaire Wikileaks. Les révélations du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), une ONG de Washington, qui détient 2,5 millions de fichiers secrets sur les paradis fiscaux, ont sérieusement remis en question les positions des États.
« Une porte a été ouverte vers la fin du secret bancaire, pas seulement entrouverte, c’est quelque chose d’extrêmement important », a déclaré jeudi 18 avril, lors d’une conférence de presse le ministre français des Finances Pierre Moscovici. Mais ces révélations et la crise économique et financière internationale imposent une mise à niveau internationale, ce qui passe par des normes internationales en matière de transparence pour lutter efficacement contre l’évasion fiscale. De son côté, l’ONG Transparency International a indiqué que des mesures avaient été prises au niveau européen, maintenant « au G20 dans son intégralité de préserver cet élan en faveur d’une réforme financière mondiale », dans une lettre adressée aux ministres des Finances.
Céline Tabou
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