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Sénatoriales : rassemblement pour faire respecter les collectivités réunionnaises et leur population

Liste de rassemblement PCR, PS, Ansanm, Banian, EELV et Cilaos conduite par Audrey Belim

mardi 29 août 2023, par Manuel Marchal


Pour La Réunion, la décentralisation a pu également s’accompagner de désengagement de l’État vis-à-vis des collectivités. Un des objectifs de la liste de rassemblement aux sénatoriales conduite par Audrey Belim comprenant notamment le PCR est de lutter pour que les collectivités de La Réunion puissent avoir droit à l’accompagnement nécessaire de l’État pour faire face à leurs missions.


A La Réunion, plus de 40 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. Ceci a pour conséquence de faire de La Réunion une région prioritaire en termes d’aides de l’Union européenne : elle fait partie de l’Objectif convergence. C’est ce qui lui donne droit à des fonds disponibles s’élevant aux alentours de 2 milliards d’euros pour chaque programmation de 6 ans.
En termes de recettes fiscales pour les collectivités, cette situation fait que le potentiel est donc nettement moins important par habitant que pour les collectivités situées en France.
Certes existe à La Réunion l’octroi de mer, mais sa recette est inférieure à celle de la TVA et à la différence de cette dernière, l’octroi de mer ne taxe pas les produits de première nécessité. De plus, l’existence de cette ressource est constamment remise en cause au niveau international par les partenaires commerciaux de l’Union européenne qui considère l’octroi de mer comme une barrière tarifaire qui doit être abolie.

Accompagnement de l’État pas à la hauteur

Ces différentes données montrent bien que pour faire face à leurs responsabilités dévolues par les différentes lois de décentralisation, les collectivités réunionnaises ont besoin que l’accompagnement de l’État soit à la hauteur. Cela est d’autant plus important qu’à la différence des collectivités en France, celles de La Réunion doivent faire face à des dépenses d’investissements qui n’existent pas là-bas, telles que la construction de réseaux d’adduction d’eau potable et d’assainissement, d’écoles, de collèges et de lycées. Ces dépenses spécifiques à notre îles sont dues d’une part au retard d’équipement avant les lois de décentralisation, et d’autre part au dynamisme de notre démographie qui impose la construction de nouvelles infrastructures.
Mais un premier problème se pose avec l’aide directe de l’État aux collectivités via la dotation globale de fonctionnement. Son ratio par habitant pour des communes de strate équivalente est inférieur à La Réunion par rapport à la France.

Compenser financièrement les compétences transférées

Se pose aussi la question de la compensation financière des compétences dévolues aux collectivités via les lois de décentralisation. Par exemple, le Département n’arrivait manifestement pas à gérer le RSA avec l’enveloppe donnée chaque année par Paris. En conséquence, il a préféré abandonner cette responsabilité qui est revenue à la CAF. Le Département doit notamment en effet construire des collèges notamment, afin de répondre à la croissance démographique, tout en faisant face aux énormes besoins en termes d’action sociale d’une population gravement touchée par la pauvreté.
En conséquence, il importe que la voix des collectivités puisse être entendue et prise en compte à Paris. Ce sera une des importantes missions fixée aux élus que compte avoir la liste de rassemblement comprenant le PCR, le PS, Ansanm, Banian, EELV et Cilaos.
L’union est donc mobilisée au service de la défense de l’intérêt collectif, car faire respecter les collectivités réunionnaises, c’est surtout faire respecter la population de La Réunion.

M.M.


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