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Dimanche 20 juillet à Saint-Paul, à 5 jours de l’arrivée de François Hollande
21 juillet 2014, par

Plus de 200 délégués ont participé au premier Comité Général du Parti Communiste Réunionnais, dimanche 20 juillet à Saint Paul. Organisé par la section de la ville, le comité général a été l’occasion de faire le bilan un an après le 8ème Congrès, de présenter les perspectives et enjeux à venir pour La Réunion, mais aussi alerter des menaces sur la filière canne à La Réunion.
Présidé par la secrétaire générale Camille Dieudonné, le comité général a réunis l’ensemble des sections de l’île, sur convocation du Conseil Politique, a expliqué cette dernière. « Rouage essentiel du parti, c’est grâce à vous que les idées du parti sont transmises à la population, vous avez un rôle de liaison et de communication », a expliqué Camille Dieudonné.
Face à la crise qui « va impacter la vie quotidienne des Réunionnais », il était important pour le PCR de « faire connaitre, faire prendre conscience aux adhérents du parti et à toute la population du danger de la disparition de la filière canne » et des perspectives à venir, a expliqué la secrétaire générale du parti.
Comme l’a expliqué Maurice Gironcel, secrétaire général du PCR, « la situation économique et sociale de La Réunion est connue de tous. Elle est si grave, qu’elle est qualifiée de hors norme ». Ce contexte se caractérise par un taux de chômage de 30%, d’importantes inégalités de revenu, près de 116.000 illettrés, 42% de la population vivant sous le seuil de pauvreté et par de nombreux indicateurs prouvant les difficultés des Réunionnais. Pour ce dernier, cette situation va s’aggraver avec la hausse démographique, et cela « quelque soit les gouvernements ».
Face à cela, « le PCR est le seul parti à dire qu’il faut faire une autre politique le plus rapidement possible car avec la progression démographique nous n’avons plus aucun sursis ». Raison pour laquelle, Maurice Gironcel a mis en avant les six principaux points du programme du PCR. Il s’agit en premier lieu de « redonner confiance à tous les laissées pour compte de la politique actuelle » par l’emploi et le logement ; de « mettre en œuvre les grands chantiers pour faire face aux défis du 21ème siècle » tel qu’un réseau ferré, le renforcement des secteurs traditionnels de production et de « créer un fonds réunionnais de développement, alimenté par la solidarité républicaine, européenne et réunionnaise ».
Enfin, il s’agit de « promouvoir une véritable politique culturelle et éducative », de permettre à La Réunion de « s’insérer dans son environnement géoéconomique en pleine mutation et obtenir pour ses élus les moyens de négociations avec les responsables des pays voisins pour un co-développement régional solidaire et durable » et de « mettre en place une gouvernance réunionnaise démocratique, libre et responsable, avec les pouvoirs de décisions pour tout ce qui concerne notre peuple et, sur le plan institutionnel : un territoire, une assemblée ».
Pour conclure, Maurice Gironcel a rappelé que ce programme devait être « popularisé le plus largement possible pour avoir l’adhésion de la population. Cela passe notamment par un renforcement du Parti et de ses moyens de communication ». Un sujet évoqué lors du 8ème congrès du PCR à Sainte Suzanne.
En effet, il y a un an, les objectifs fixés par le congrès étaient de « faire revivre les instances du parti et d’assurer l’impulsion de l’ensemble », de recréer « l’union des générations pour le peuple réunionnais » et de structurer « des instances opérationnelles » telles que le comité général, le comité interrégional et les cellules. Ces objectifs ont été atteint, a expliqué Ary Yee Chong Tchi Kan, secrétaire général du PCR.
« Le PCR a réaffirmé sa place et tente s’assurer son rôle », notamment après des « luttes internes » dues à « un affrontement idéologique, car il n’y avait pas d’accord sur le fond ». D’un côté, « l’idéologie dominante » qui « corrompt la morale » et de l’autre, « la résistance qu’on incarne avec comme principal moyen, nos convictions profondes ». Ces convictions se traduisent par « le militantisme pour un avenir meilleur, une société plus juste et un environnement durable ».
Cela passe notamment par une connaissance de l’Histoire du PCR et de « son patrimoine technique et pratique. On doit se confronter aux expériences des autres partis politiques, car de nouveaux cadres émergent et ils doivent assumer le relais en pleine crise idéologique mondiale et réunionnaise », a expliqué Ary Yee Chong Tchi Kan. Pour le secrétaire général, « un travail d’explication, de rencontres et de confrontations avec la réalité » est indispensable.
D’ailleurs, pour permettre une meilleure communication au sein du parti et au sein des instances, une plate-forme numérique sera mise en place, pcr.re, permettant à « chaque membre de la communauté de nourrir cette plate-forme », et permettre une meilleure application des décisions, prises par le Conseil Politiques, par les sections. D’autant plus, que le contexte économique actuel demande « l’union des réunionnais ». En effet, l’avenir de la filière canne est menacé pesant également sur toute l’économie réunionnaise.
Céline Tabou
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