Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Application du plan Borloo
18 décembre 2004

La politique gouvernementale pour 2005, à commencer par le plan Borloo, sera largement tributaire du niveau de la croissance. Les récents pronostics de l’INSEE et les chiffres du commerce extérieur sont loin d’être positifs.
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L’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), dans une note rendue publique mercredi soir, fait des pronostics économiques pour la France qui sont loin d’être bons. L’Institut envisage une croissance de 2,1% en 2004. Soit 0,4% de moins que la prévision du gouvernement, qui avait construit son budget sur cette hypothèse. L’INSEE n’est pas optimiste non plus pour la première moitié de 2005 et prévoit 1,4% de croissance pour le premier semestre. Cette prévision laisse peu d’espoir d’atteindre les 2,5% de croissance pour 2005 sur lesquels table toujours le gouvernement.
Pour y parvenir, "il faudrait une croissance très, très forte de 1,5% par trimestre fin 2005, ce qui n’est pas très facile à imaginer", note Michel Devilliers de l’INSEE.
Principale cause d’une telle évolution : la parité entre le dollar et l’euro. Une évolution qui peut comprendre toutes les actions gouvernementales, à commencer par le plan Borloo. Lors de la conférence de presse du PCR de lundi dernier, Éric Fruteau déclarait : "l’avenir du plan dépendra essentiellement de son financement. Jean-Louis Borloo va-t-il obtenir les moyens de mener à bien son plan ? On peut en douter. En effet, la hausse du prix du pétrole d’abord puis, ces temps-ci, le taux de change entre le dollar et l’euro sont des éléments extrêmement négatifs pour le budget de l’État. Un dollar affaibli signifie que la France exportera moins, notamment vers les États-Unis. On irait vers une diminution de l’activité économique, donc une augmentation du chômage et des rentrées fiscales moins importantes. Le tout conduisant à une baisse de la croissance. Si le prix du pétrole reste à un prix élevé et si le dollar est toujours affaibli, nous ne voyons pas comment on mettra en application le plan Borloo en 2005".
Or, une faiblesse de la balance commerciale est en train de se dessiner.
La hausse du prix du pétrole et la parité dollar/euro n’expliquent pas tout. Car, dans le même temps, l’Allemagne connaît un excédent de près de 134 millions d’euros.
Les spécialistes s’interrogent et se demandent si les chiffres de 2004 ne dégagent pas une tendance lourde du commerce extérieur français. Ils font notamment remarquer que la France est quasiment absente sur des marchés très porteurs comme celui des NTIC ou encore des biens d’équipements. Ils notent aussi que les petites et moyennes entreprises hexagonales participent faiblement aux exportations. Des facteurs qui ne prêtent pas à l’optimisme.
J. M.
Nos peines
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