Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
SGPEN - CGTR
6 avril 2005

(page 7)
Dans un communiqué diffusé hier, le SGPEN-CGTR "se félicite que les conventions de mises à disposition des personnels TOS à quelques exceptions près n’ont pas été signées alors que la date limite de leur signature est fixée au plus tard le 6 avril 2005".
Bien que le gouvernement puisse passer en force en l’absence de signature des exécutifs locaux, il s’agit néanmoins, pour le SGPEN-CGTR, "d’un véritable camouflet adressé à l’encontre de la politique gouvernementale de casse sociale" et que celui-ci "est d’autant plus violent qu’un nombre grandissant d’élus UMP freine des quatre fers l’application des transferts pour des raisons certes financières".
En cas d’échec ou de refus de la collectivité de signer la convention, le SGPEN-CGTR rappelle que "le gouvernement a en effet prévu la possibilité de prendre des arrêtés après avis d’une commission nationale de conciliation qui sera mise en place à partir du 6 avril".
"Tout sera mis en œuvre pour que ces conventions ou, à défaut, les arrêtés interministériels, interviennent avant septembre", a affirmé récemment Dominique de Villepin, selon le communiqué.
Malgré les déclarations se voulant volontaires des unes et des autres, il n’empêche, toujours selon le communiqué, que "le temps ne joue pas en faveur de ce gouvernement qui chaque jour qui passe est davantage discrédité et affaibli politiquement".
La montée "inexorable du chômage" mais surtout "l’exaspération grandissante des salariés du public et du privé, jeunes et chômeurs sont autant de facteurs qui peuvent influer significativement sur le cours des choses et brider le libéralisme galopant".
Le SGPEN-CGTR ajoute qu’"à l’approche d’échéances électorales à court (référendum) et moyen terme (présidentielle), la situation est particulièrement favorable pour nous faire entendre" et que c’est "à nous tous, collectivement de booster nos revendications !", d’agir "par tous moyens de lutte appropriée (occupation de locaux, grèves, manifestations attendues et surprises) afin de poursuivre et amplifier la résistance contre les mises à disposition des personnels TOS, contre l’application de la loi Fillon et pour la restitution des emplois supprimés".
Selon le SGPEN-CGTR, le gouvernement "panique", "craint la conjonction des colères qui s’expriment ici et là", et qu’il est "plus que jamais le moment d’appuyer là où ça fait mal... et faire renaître l’espoir des lendemains victorieux que nous construirons ensemble à travers nos luttes et notre détermination à refuser l’inacceptable".
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