Les questions du temps présent
21 juillet, parCeux qui n’ont que la France comme horizon indépassable tournent en rond
Tribune libre
13 mars 2020, par

Trump vient de lancer la plus grande offensive dans la guerre commerciale qu’il a engagée contre l’Europe. Depuis le bureau ovale, dans un discours solennel, il déclare : « Pour empêcher de nouveaux cas de pénétrer dans notre pays, je vais suspendre tous les voyages en provenance d’Europe vers les États-Unis pour les 30 prochains jours ». On a remarqué que le Royaume-Uni est exclu de cette mesure et que l’Europe est pour lui plus dangereuse que l’Asie. La brutalité de la décision et la rupture unilatérale sont conformes à ses déclarations de guerres antérieures.
Voici ce qu’il disait, en mars 2018, lorsqu’il s’attaqua aux marges commerciales des “ses alliés”. “quand un pays perd des milliards de dollars en commerçant virtuellement avec tous les pays avec lesquels il fait des affaires, les guerres commerciales sont bonnes et faciles à gagner”. “Par exemple, quand on a un déficit de 100 milliards de dollars avec un pays et qu’il fait le malin, on arrête de faire des affaires et on gagne gros. C’est facile”.
@realDonaldTrump
When a country (USA) is losing many billions of dollars on trade with virtually every country it does business with, trade wars are good, and easy to win. Example, when we are down $100 billion with a certain country and they get cute, don’t trade anymore-we win big. It’s easy !
L’Europe ne riposte pas à cette nouvelle offensive et Macron a décidé d’appeler Trump pour discuter d’un G7. C’est la capitulation en rase campagne. La grande leçon à retenir, c’est lorsque la Chine a été attaquée, l’Europe a continué à faire cavalier seul, en jouant la carte “d’allié protégée”. Hélas, la décision de Trump va faire mal, très mal ! Il a choisi un moment où le reste du monde doit faire face à l’expansion du Coronavirus. Tout s’écroule ! Si la crise de 2008 relevait de l’éclatement d’une bulle spéculative sur l’endettement, cette fois Trump s’attaque à toute l’économie et la diplomatie.
Pendant que le monde entre en guerre commerciale, que la panique gagne les épargnants, que le virus a été détecté à La Réunion, que les entreprises vont en souffrir, que des travailleurs vont être mis en chômage technique, le Président de la Région Réunion joue à dinette municipale. J’avais écrit que la crise budgétaire régionale allait s’aggraver au deuxième trimestre. La nouvelle offensive de Trump a accéléré la catastrophe. Plus urgent que jamais, la Région doit évaluer toutes les conséquences d’une situation qui s’est terriblement aggravée depuis qu’elle a amputée l’économie réunionnaise de 248 millions pour cette année.
Ary Yée Chong Tchi Kan
Ceux qui n’ont que la France comme horizon indépassable tournent en rond
Mézami na pwin lontan mwin la ékrir in n’afèr dann in biyé pou dir d’apré sak mi antann in pé partou épi sak mi lir ossi dann zoinal, bann zansien (…)
In kozman pou la rout
NaMo Green Rail, sur la ligne Jind-Sonipa
D’autres communes concernées à La Réunion ?
Convention de subvention avec l’Agence française de développement
Archéologie : Un campement d’invaincus découvert
Création du Port Sec III
Relance du projet ferroviaire
Washington grand bénéficiaire d’une éventuelle dissolution de l’Union européenne
Na pwin lontan mi oi dann télé, in lanjin apré boulvèrs in kour lékol. Mi domann amwin pou kossa io fé sa, sirtou kan ou la bétone la kour-la na (…)
315 emplois supplémentaires en trois mois