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Bilan d’une année à La Réunion et dans le monde
16 août 2011, par

Au lendemain de la clôture de l’Année internationale de la jeunesse, le 12 août 2011, le Comité de pilotage du Festival international de la jeunesse réunionnaise a tenu samedi une conférence de presse afin de faire le bilan de cet événement dans le monde et à La Réunion.
Présidée par Béatrice Leperlier, la conférence de presse a été l’occasion de dévoiler les perspectives et la prise de conscience « du rôle qu’est le nôtre ». C’est pour cette raison que les jeunes ont annoncé le lancement d’un prochain festival, afin de « poursuivre notre travail pour que l’avenir des jeunes soit décidé avec eux ».
Une « génération perdue » qui se lève
Stéphane Maillot, membre du Comité de pilotage du Festival international de la jeunesse réunionnaise (FIJR), est revenu sur la situation dans le monde. Ce dernier a rappelé qu’à l’ouverture de l’Année internationale de la jeunesse, le 12 août 2010, l’Organisation internationale du Travail (OIT) avait fait état en 2009 que sur 620 millions de jeunes économiquement actifs, plus de 82 millions d’entre eux étaient sans emploi. A la publication de ce rapport, l’OIT avait alors parlé de « génération perdue ».
Un an plus tard commençait le « Printemps arabe » lancé par de jeunes désœuvrés et désireux de changer les choses. Luttant contre le chômage, la précarité, des mouvements de contestation ont pris après le suicide par immolation d’un jeune diplômé tunisien au chômage. A partir de là, les contestations ont gagné de l’ampleur et les jeunes ont dénoncé des régimes dictatoriaux qui s’enrichissaient sur le dos des plus pauvres, et notamment des jeunes.
De plus, les jeunes doivent également faire face aux restrictions budgétaires, dont le résultat est pour certains une hausse des frais d’inscription, un recul de l’emploi, une diminution des aides sociales. Cette situation met en évidence les difficultés réunionnaises dans le domaine de l’éducation, l’emploi, le coût de la vie…
« Une situation connue de tous, mais pas prise en compte »
De son côté, Gilles Leperlier a fait le bilan de l’Année internationale à La Réunion : « Dans le cadre de l’Année internationale de la jeunesse, de nombreuses actions ont été menées à travers des campagnes d’affichage, des actions sur la gouvernance, le logement et les transports, et la dernière, le Festival international de la jeunesse réunionnaise (FIJR), le 14 juillet » (voir page 9).
Le président de l’AJFER a indiqué que son organisation s’était « positionnée dès le mois d’octobre comme l’organisation de référence pour relayer l’Année internationale de la jeunesse à La Réunion ». En décembre 2010, l’AJFER avait organisé un voyage à Pretoria, en Afrique du Sud, avec treize jeunes issus du monde syndical et du privé afin de participer au Festival mondial de la Jeunesse et des Étudiants.
Satisfait, le Comité de pilotage a rappelé, par la voix de Gilles Leperlier, que « ce festival (FIJR-ndlr) a été l’occasion d’accueillir une délégation des Seychelles, avec qui les échanges ont été très enrichissants, notamment autour des questions identitaires, de l’utilisation du créole ou encore de la priorité à l’embauche ».
Suite à la réussite de ce Festival international de la jeunesse réunionnaise, le Comité de pilotage a annoncé la tenue d’un nouveau festival, l’an prochain, afin de « poursuivre nos efforts pour que les jeunes prennent part aux débats dans la construction de La Réunion de demain, d’une part, et que l’ensemble des acteurs prenne véritablement conscience de l’importance d’investir dans la jeunesse du pays ».
Continuer le combat mené
Pour conclure cette conférence de presse, Robin Naucelle a mis en avant que « cette année nous a montré à multiples reprises que face à des situations qui pourraient emmener les gens à désespérer, les jeunes ne l’étaient pas ». « Les jeunes se mobilisent, et s’ils ne croient plus au système actuel, ils entretiennent néanmoins l’espoir de pouvoir changer ce monde pour une société plus juste ».
Comme l’a déclaré Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU, dans son discours de clôture de l’Année internationale de la jeunesse : « L’ouverture d’esprit des jeunes va souvent bien plus loin que celle de leurs aînés et les jeunes sont plus aptes à provoquer les changements en surmontant les différences religieuses ou culturelles pour le bien commun. En cela, les jeunes sont capables de résoudre certains des problèmes les plus complexes et les plus graves auxquels doit faire face l’humanité ». Dans cette optique, le Comité de pilotage a expliqué que cette année a montré une « capacité à se mobiliser, un esprit critique, des propositions dans les évènements ». Les jeunes ont annoncé l’ouverture d’une nouvelle période, « celle d’une jeunesse qui souhaite prendre son avenir en main ».
Céline Tabou
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