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5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Les décisions de dimanche
8 juillet 2013, par

Présidée par Sylvie Mouniata, cette dernière journée de travail, en présence des délégués et devant un parterre d’invités, a été l’occasion d’élire une nouvelle direction et les instances du parti. Une journée forte en émotion, durant laquelle Élie Hoarau et Paul Vergès ont été longuement acclamés.
Après le message de la diaspora, le rapport de la Commission des mandats et le vote des résolutions, le 8e Congrès du PCR a renouvelé les instances dirigeantes : Conseil politique, Bureau politique, Secrétariat et Secrétariat général.
Élie Hoarau a expliqué que les dirigeants du parti « c’est nous tous, camarade ». « Chacun d’entre nous doit prendre ses responsabilités, et aujourd’hui, plus que jamais », a-t-il expliqué. Ce dernier a expliqué que « des remarques ont été faites, demandant que l’on nous écoute un peu. Il faudra donc écouter les camarades ».
Afin de permettre une prise de décision collective et conforme aux attentes des militants et militantes, « dès lors on les écoute. Il faut que les camarades donnent leur point de vue, on a mis en place des structures (cellules et section), où les camarades doivent s’exprimer », a expliqué le secrétaire général sortant.
« À partir de ce moment, il ne faut plus que les camarades disent qu’est-ce que le parti attend pour faire ? », car maintenant : « qu’est-ce que tu attends toi, pour faire quelque chose ? Venez dire ce qu’il y a dire, c’est ça diriger. On veut faire en sorte de changer » les choses pour plus de démocratie participative, a expliqué Élie Hoarau. Ce dernier est revenu sur les raisons de la reconstruction, « on sentait que des choses ne fonctionnaient pas comme il le fallait. On a tiré les leçons, pour que le parti fonctionne mieux. On a alors mis en place un Conseil de la reconstruction et une Direction collégiale, à partir de laquelle il a fallu redémarrer ». Cette décision a été prise, lors des élections partielles de Sainte-Suzanne, en janvier 2012, « c’est là que l’on a senti qu’il fallait se ressaisir et remettre le parti sur la bonne voie ».
« C’est ce que l’on a essayé de faire, on doit dire qu’au départ on a considéré que cette tache aurait été difficile. C’est vrai, c’est difficile, mais on a avancé et obtenu un certain nombre de résultats encourageants. On a reconstruit les sections, là où on était à terre complètement comme à Saint-André et Saint-Paul. On s’est redressé et a mis en place des sections dynamiques, avec des jeunes, des moins jeunes, des hommes et des femmes, décidés à reprendre le flambeau », a-t-il indiqué.
« C’est porteur d’espoir », car la campagne d’adhésion a permis de dépasser les 4.000 adhésions, « c’est un succès. On a pu mener à bien ce congrès », s’est réjoui Élie Hoarau. Saluant la richesse des interventions, des participants et de la section de Sainte-Suzanne, organisatrice de cet évènement, Élie Hoarau a constaté que « depuis le début, la salle est pleine, les camarades sont là, ils veulent contribuer, apporter leurs participations. Je dis aux intervenants, soit personnellement soit au nom de leur section, que notre secrétariat du congrès a tout enregistré ». Le secrétariat du congrès, mis en place le premier jour, a récupéré l’ensemble des interventions : « On va voir, à la fin du congrès, ce qu’il faudra corriger dans les textes en fonction des débats eus. Et voir comment apporter dans le texte final, les corrections, les propositions, amendements. De plus, chaque section qui a apporté sa contribution aura une réponse précise, personnelle, aux propositions faites. Le congrès prend fin là, mais ça va continuer ».
« Ce travail a été un travail d’équipe, c’est ce que l’on veut pour mener à bien le destin du parti. Il faut une équipe qui travaille collectivement », a expliqué le secrétaire général sortant, qui a proposé quatre noms pour diriger le parti. Ce dernier a ensuite expliqué que le Comité central est devenu le Conseil politique, qui se réunit tous les deux mois, composé de 78 personnes. Le Bureau politique, lui est l’instance qui applique les décisions du parti, composé de 36 membres, celui-ci se réunira une fois par semaine.
Concernant le Secrétariat du parti, il est composé de huit membres : quatre hommes et quatre femmes, disponibles « de manière permanente ». Élie Hoarau a expliqué que l’ensemble des élus était membres de droit de ces instances, « pour qu’il y ait des échanges. C’est une disposition votée lors de l’adoption des statuts », a-t-il indiqué. Les membres du secrétariat proposés et validés par le congrès sont : Maurice Gironcel, Sylvie Mouniata, Firose Gador, Ary Yee Chong Tchi Kan, Yvan Dejean et Fabrice Hoarau. « C’est avec vous tous que l’on a pu obtenir les succès qu’on a eus, en une année pour construire le parti. On a vu comment ici même, ont surgi des jeunes décidés, qui ont demandé à rentrer dans le parti. C’est, cette équipe-là que l’on fait ressurgir », a expliqué Élie Hoarau.
« Des camarades disent "Où est Élie ?" Le granmoun est là, pas besoin de s’inquiéter. On sera à la disposition des camarades, on va répondre présent, on sera là. On ne prend jamais la retraite de ces idées. Quand on a des idées, c’est pour toute la vie. On dit aux camarades, il faut des nouveaux qui prennent des responsabilités ». Mais, « on est là, appelez nous quand vous voulez. L’engagement est pris, il faut continuer le combat que l’on a toujours mené ». « À ceux qui vont venir et prendre des responsabilités, qu’ils prennent aussi cet engagement, alors on sera sûr que le parti sera entre de bonnes mains ».
« Cette nouvelle équipe doit travailler dans la confiance », a indiqué Élie Hoarau qui a appelé à l’unité, la solidarité, la confiance autour de cette nouvelle équipe dirigeante, car « ce n’est pas une question de personne ». Il faut « regarder les convictions et les engagements, pa son figur, l’aider à accomplir sa tâche, car ce n’est pas une tâche facile de diriger le PCR », a-t-il indiqué. Pour conclure, Élie Hoarau a affirmé qu’il n’y a pas de « nostalgie, le combat continue. Rendez-vous aux prochaines batailles, ces batailles, c’est tous les jours. Donc à demain pour le combat ». Descendu de la tribune, il a été longuement ovationné par les délégués, qui l’ont remercié et également salué Paul Vergès.
Céline Tabou
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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