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Face à l’aggravation de la crise
29 octobre 2008, par

Les analyses convergent pour souligner que face à l’aggravation de la crise, le partenariat est la seule solution. Cela se vérifie également à La Réunion, où Paul Vergès demande à Didier Robert de revenir sur sa décision d’annuler le chantier de la rocade du Tampon.
« On attend des Nations Unies qu’elles donnent des résultats, pour l’avènement d’un monde plus sûr, plus sain et plus prospère. A l’occasion de cette Journée des Nations Unies, j’en appelle à tous les partenaires et à tous les dirigeants pour qu’ils assument leur part de responsabilité et tiennent leur promesse » : vendredi à New-York, à l’occasion de la Journée des Nations Unies, Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU, a réaffirmé l’importance du partenariat le plus large pour faire face à l’aggravation de la situation provoquée par la crise financière (1).
Vendredi dernier également, Ban Ki-moon a rencontré trois économistes de l’Université d’Harvard et deux de celle de Columbia. A la sortie de cette entrevue, l’ONU appelle également au rassemblement, en déclarant que « le ralentissement économique peut être écourté si les États résistent à la tentation d’adopter des mesures protectionnistes, tout en maintenant des politiques macroéconomiques appropriées ». L’organisation internationale souligne que « comparée à la mobilisation globale des ressources et aux dépenses budgétaires actuelles, l’Aide publique au développement (APD) demeure un effort très modeste et très abordable. Il serait donc inacceptable que les PMA et les populations les plus vulnérables soient appelés à payer les conséquences d’une crise dont l’origine échappe complètement à leur contrôle ».
Une dynamique d’union
Cette réunion a été l’occasion d’évoquer deux prochaines conférences concernant l’économie mondiale. La première aura lieu à Washington, elle rassemblera les pays du G20. La seconde se déroulera à Doha, il sera question du financement du développement. Dans ce contexte, Ban Ki-moon et les cinq économistes estiment nécessaire « une large participation, en particulier celle des pays les plus petits et les plus pauvres, au débat sur l’architecture institutionnelle internationale et sur les réformes à examiner ».
Pour l’ONU, il apparaît clairement que face à la gravité de la situation, il est nécessaire de se concerter le plus largement possible pour trouver une solution à un problème de fond. Cette dynamique d’union prônée par les Nations Unies est également en action à La Réunion.
Jeudi dernier, lors d’une conférence de presse, Paul Vergès a lancé un S.O.S. social et politique pour que tous les Réunionnais arrivent à se concerter dans l’urgence pour proposer des solutions pour atténuer l’impact de la crise mondiale et ouvrir une porte de sortie à notre pays.
Parmi les propositions évoquées, le président de la Région a mis l’accent sur l’accélération de la construction des lycées, le maintien des grands chantiers, et la relance des investissements qui visent à préserver l’activité du BTP entre la fin du chantier de la route des Tamarins et le début de celui du tram-train.
Pour l’intérêt général
Le président de la Région a notamment lancé un appel à Didier Robert, député-maire du Tampon : « devant la gravité de la situation, rétablir la rocade ». Paul Vergès demande à Didier Robert de revenir sur sa position, en donnant « un signal » à toute l’économie du Sud, car cet investissement de 125 millions d’euros dynamisera tout ce bassin d’emplois au moment où notre île connaît les répercussions de la crise mondiale.
Si Didier Robert revient sur sa position, il offre également la possibilité aux Tamponnais de ne pas être prisonniers des embouteillages pendant les 15 prochaines années, car le chantier de la rocade est près à démarrer.
En un mot, le président de la Région appelle un responsable politique à participer au rassemblement pour la défense de l’intérêt général de la population au moment où notre île connaît un tournant historique.
Jeudi, Paul Vergès a rappelé qu’à chaque crise importante, les Réunionnais ont su se rassembler pour proposer une issue capable de faire progresser le pays. Au moment où la crise la plus importante depuis 1929 est en train de toucher La Réunion, le moment est venu d’unir toutes les volontés pour que notre île puisse passer le cap et poursuivre son développement.
M.M.
(1) Voir "Témoignages" du 28 octobre 2008, page 2
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