Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Après la condamnation de TAK en appel
28 mai 2005

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Le maire du Tampon a vu ses condamnations en première instance être confirmées et il a décidé de se pourvoir en Cassation. Cette initiative va lui laisser sur le plan politique un peu de répit.
Avec cette condamnation, c’est une personnalité parmi les plus importantes de la droite locale qui se trouve condamnée.
La liste est en effet longue de ceux qui ont eu maille avec la justice à partir du mandat qu’ils occupaient et qui ont quitté la scène politique. Il n’y a pas si longtemps de cela, Joseph Sinimalé répondait devant les tribunaux d’une énième affaire. Celui qui avait un temps occupé le fauteuil de président du Conseil général et qui fut reçu à l’Élysée est depuis devenu un quasi-inconnu. Il en a été de même pour Éric Boyer, de Cassam Moussa, Samuel Carpaye et d’autres encore dont nous ne citerons pas les noms qui ont été obligés d’abandonner leur carrière politique.
Or, il y a un et seul qui a réussi jusqu’ici à passer entre les gouttes. C’est Jean-Paul Virapoullé. Que ce soit en tant qu’élu ou alors en tant qu’entrepreneur, ce dernier traîne derrière lui de lourdes casseroles. À commencer par l’affaire de Réunion-Autos où il avait fait payer par la commune de Saint-André la location de voitures pour une campagne électorale et en finissant avec tous ses exploits vis-à-vis de ses associés japonais dans Pêche Avenir. Ne parlons pas de l’affaire du coffre-fort de Saint-André, de l’assassinat de son bras droit Kéké, de la société immobilière montée à Paris pour fournir des logements aux émigrés, même si, dans toutes ces affaires, il n’apparaît pas comme l’acteur principal.
Une impunité inégalée
Jean-Paul Virapoullé a bénéficié au cours de ces trente dernières années d’une impunité inégalée. Celle-ci n’a pas toujours été le fait de l’institution judiciaire. Elle a aussi été l’œuvre de politique. Tout le monde se souvient que pour la présidentielle de 1981, il avait publiquement soutenu la candidature de Raymond Barre avant d’appeler à voter aussi pour Jacques Chirac. Ce dernier, en tournée électorale et de passage à Saint-André, avait menacé l’actuel leader de la Relève de laisser faire la Justice sur certains brûlants. La remontrance avait été faite devant des témoins oculaires qui n’ont pas manqué de faire connaître ce qui s’était passé.
Quelques années peu plus tard, ayant été un des seuls députés de droite à ne pas censurer le gouvernement Michel Rocard qui put ainsi se maintenir en place, il promet que les engagements pris à son égard seraient respectés. Là encore il était question d’affaires judiciaires.
En réalité, Jean-Paul Virapoullé est un homme sous liberté conditionnelle. Il paye son impunité en étant obligé de s’aligner politiquement au gré du bon vouloir de ceux qui le tiennent en laisse. Il suffit en effet à Paris de lui savoir qu’on va ouvrir les vannes judiciaires pour qu’aussitôt il rentre dans les rangs.
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