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Les réunionnais responsables de leur destin

Arrivée d’Annick Girardin, ministre des Outre-mer

Témoignages.re / 18 septembre 2019

Cette dernière a expliqué que face au contexte économique et social de plus en plus dégradé, «  il faut agir vite ». En dépit des plans et mesures mises en place ces dernières décennies, « il n’y a que des améliorations à la marge mais pas dans le fond. C’est pourquoi il faut un changement global et en profondeur ».

Parmi les changements souhaités par le Parti Communiste Réunionnais, « une conférence territoriale élargie pour un projet global social et solidaire » se basant sur la situation économique, sociale, environnementale, culturelle et internationale de La Réunion est souhaité pour changer les choses en profondeur.

En effet, cette dernière a mit l’accent sur l’entrée en vigueur l’an prochain d’une zone de libre échange en Afrique, représentant 54 pays et 1,2 milliards de personnes. "Cette zone sera la plus grande du monde et permettra d’améliorer de 60% le commerce inter-africain", a précisé cette dernière.

Madagascar, l’île Maurice et les Seychelles feront partie de cette espace de libre échange, « mais La Réunion sera exclue de cette zone, voici un élément à inclure dans le projet global » souhaité par le PCR.

Pour les deux représentants du Parti Communiste Réunionnais, La Réunion peut commercer avec les pays voisins, mais doit lever les contraintes législatives, normatives, etc. pour exporter ses produits.

Outre la conférence territoriale, le PCR propose la mise en place de deux grands services : l’un à l’aide à la presse et l’autre pour la protection de l’environnement. De nouveaux besoins apparaissent en raison du vieillissement de la population, et de la hausse des naissances, et de l’attachement croissant à la protection de la biodiversité. Ces nouveaux besoins sont des solutions d’emploi pérennes concrètes.

Concernant la venue d’Annick Girardin, ministre des Outre-mer, « on n’attend pas de mesurette comme ça a été le cas » lors de ses précédentes venues à La Réunion, a assuré Julie Pontalba, ajoutant qu’« on n’attend pas de solutions imaginées depuis Paris, et déjà toutes faites ».

D’ailleurs à six mois des élections municipales, il est hors de question pour cette dernière de voir la ministre venir pour préparer la visite du président Emmanuel Macron, en novembre, dans la perspective des municipale, a expliqué la jeune femme.

Le PCR « n’attend pas un chef de parti mais un président, venu écouter l’ensemble de la population et ses propositions ». « La situation est explosive, l’urgence d’agir est palpable, on n’attend pas que la ministre vienne pour les élections », a conclut son intervention Julie Pontalba.