Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
160 000 personnes ont participé à la manifestation à Paris
9 septembre 2024, par
Plusieurs milliers de manifestants ont défilé le 7 septembre à Paris contre la nomination de Michel Barnier au poste de Premier ministre.
Des rassemblements étaient organisés dans plusieurs villes à travers le pays pour protester contre le "coup de force" du président Macron, qui a nommé un homme politique de droite alors que la coalition de gauche du Nouveau Front Populaire était arrivée en tête des législatives anticipées.
Selon La France Insoumise, 160 000 personnes ont participé à la manifestation à Paris, alors que la préfecture parisienne faisait état de 26 000 manifestants. Au niveau national, les organisateurs ont avancé le chiffre de 300 000 manifestants, tandis que le ministère de l’Intérieur faisait état de 110 000 personnes.
"Déni de démocratie", "les Français n’ont pas voté pour ça", "qu’il (Macron) démissionne", voici quelque uns des slogans rencontrés lors de la manifestation. Entre indignation, rancœur et colère, 74% des français estiment qu’Emmanuel Macron n’a pas tenu compte des résultats des élections législatives, après la nomination de Michel Barnier au poste de Premier ministre.
Mais surtout en raison du refus du chef de l’Etat de nommer comme Premier ministre, Lucie Castets, la candidate du Nouveau Front Populaire (NFP), arrivé en tête lors des législatives anticipées de juillet.
Point important, cette opinion est partagée par tous les électorats, dont les électeurs du NFP en tête (92%), devant les électeurs LR (73%), ceux du Rassemblement national (70%) et Ensemble (57%).
La mobilisation du 7 septembre a été lancé par les soutiens du Nouveau Front Populaire (NFP), la coalition de gauche arrivée en tête des législatives anticipées, le sentiment de déni de démocratie est très largement partagé par les Français – y compris ceux des formations politiques de droite, selon le sondage Elabe pour la chaine BFMTV.
La manifestation a été l’occasion pour LFI de mettre en avant sa tentative de destitution du président Macron, sur la base de l’article 68 de la Constitution. Plus de 285 000 personnes ont signé cette pétition à l’écriture de cet article : https://macron-destitution.fr
Le lancement de cette procédure de destitution se veut une "réponse politique à la hauteur du coup de force antidémocratique qu’est en train de faire le président", avait expliqué lors d’un point de presse au Palais Bourbon la cheffe des députés insoumis, Mathilde Panot.
Une destitution bien accueillie chez les communistes. Présent avec d’autres élus communistes à la manifestations, Léon Deffontaines a expliqué à l’Humanité que "nous avons deux façons d’agir aujourd’hui : la motion de censure à l’Assemblée, et la motion populaire, en utilisant tous les moyens, comme la grève".
Ce dernier a indiqué que s’il y a un projet de destitution, les communistes le voteront sûrement. "Mais ça ne doit pas être notre seule issue", a-t-il mesuré. Raisons pour lesquelles, les mobilisations vont être cruciales, selon lui. Il faut "poursuivre la mobilisation avec les syndicats le 1er octobre prochain".
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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