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Préparation du budget 2025
21 août 2024, par

Le gouvernement démissionnaire a reconduit à l’identique pour 2025 le montant des crédits de l’État, à 492 milliards d’euros, a indiqué Matignon le 20 août lors d’un point presse. L’équipe suivante, qui n’a pas encore été nommée par Emmanuel Macron, n’aura que quelques semaines pour préparer le budget 2025.
« La préoccupation principale du premier ministre » Gabriel Attal, qui a remis le 20 août les lettres plafonds aux ministères, « c’est que le gouvernement qui lui succédera ait les moyens de présenter un budget dans les temps prévus par les lois organiques », avec cette première copie budgétaire qui s’inscrit « dans une trajectoire qui permet de respecter les 3% (de déficit) en 2027 », a expliqué Matignon.
Aucune des baisses proposées par le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, n’ont été prit en compte. 492 milliards d’euros de crédits de l’État, « c’est ce qu’il y avait dans la loi de finances 2024 et c’est ce qui est reproduit dans les lettres plafonds qui pourront servir de base à la loi de finances 2025 », a ajouté une source à l’Agence France Presse.
Matignon met en avant un « budget réversible, qui permet à la fois à la France de se doter d’un budget en temps et en heure mais qui permettra également au prochain gouvernement de faire ses propres choix sur la base de ce qui a été préparé et transmis aux ministères ».
Le gouvernement poursuit « deux objectifs » : la « responsabilité » du premier ministre qui « va au bout de son devoir en évitant le mur budgétaire » et « le respect absolu des urnes ».
Fin juillet, Bruno Le Maire avait indiqué qu’il ferait des propositions de baisses « significatives », à hauteur de 5 milliards d’euros, afin d’assurer le redressement des finances publiques.
Le président Emmanuel Macron reçoit à partir du 23 août les différents chefs politiques et parlementaires. Il n’a toujours pas nommé de nouveau premier ministre, six semaines après les élections législatives et 35 jours après avoir accepté la démission du gouvernement de Gabriel Attal, resté en place pour traiter les affaires courantes.
Or, le projet annuel de loi de finances (PLF) doit être adopté et promulgué avant le 1er janvier, et doit être déposé au Parlement au plus tard le 1er octobre 2024.
L’adoption de ce texte s’annonce très délicate en raison d’une absence de majorité à l’Assemblée nationale. De plus, le projet de loi doit être présenté en conseil des ministres et doit avoir reçu les avis du Haut Conseil des finances publiques et du Conseil d’État.
S’il est « trop tôt » pour annoncer une prévision de déficit 2025 - la dernière du gouvernement s’établissait à 4,1% -, cette pré-copie budgétaire s’inscrit « dans une trajectoire qui permet de respecter les 3% en 2027 », a indiqué Matignon.
Pour assurer ce budget « zéro valeur », c’est-à-dire reconduit sans augmentation, « des budgets (des ministères) seront stables et devront absorber l’augmentation de l’inflation, et des économies seront faites, notamment sur le budget du travail et de l’emploi, parce qu’on a une baisse du chômage et que des dispositifs pourraient être réformés, comme ceux de l’apprentissage qui représentent aussi plus d’une vingtaine de milliards et feront l’objet d’une réforme pour les rendre plus efficaces et plus économes », a souligné Matignon.
Quant aux économies budgétaires, un budget stable avec une hypothèse de 2% d’inflation « représente pour les ministères une dizaine de milliards d’économies nécessaires ». La France est sous le coup d’une procédure de l’Union européenne pour déficit excessif, et doit par ailleurs présenter d’ici le 20 septembre son plan à moyen terme de retour dans les clous.
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