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La candidate du NFP à Matignon présente ses propositions
13 août 2024, par
Alors que les Jeux Olympiques viennent de s’achever, le Nouveau Front populaire veut relancer son bras de fer avec le chef de l’État pour la course à Matignon.
La "trêve" politique levée, le Nouveau Front populaire a rappelé que l’alliance est arrivée en tête aux législatives début juillet et exige que le président nomme Lucie Castets à Matignon.
Le président Emmanuel Macron, lui s’y refuse, car il considère que "personne ne l’a emporté", car "aucune force politique n’obtient seule une majorité suffisante et les blocs ou coalitions qui ressortent de ces élections sont tous minoritaires". Pourtant, l’alliance des gauches a remporté les élections législatives le 7 juillet, suivie par la coalition d’Emmanuel Macron Ensemble, puis par le Rassemblement national (RN).
Pour accentuer la pression, Lucie Castets a envoyé le 12 août une lettre - cosignée avec les chefs des groupes parlementaires de gauche - aux députés et sénateurs (à l’exception de ceux du RN).
Dans cette lettre, elle dévoile sa feuille de route pour Matignon. "Nous voudrions vous dire l’état d’esprit qui est le nôtre et le chemin qui nous paraît pouvoir être désormais suivi pour demeurer fidèle au résultat des élections législatives" a-t-elle écrit.
La "première ministrable" a évoqué les grandes "priorités" de l’alliance, parmi lesquelles l’augmentation des salaires, l’abrogation de la réforme des retraites, et la volonté de "rétablir une fiscalité juste", "grâce à une hausse des ressources fiscales concentrées sur les foyers les plus aisés, les multinationales et la lutte renforcée contre la fraude et l’évasion fiscale".
Admettant néanmoins que la gauche ne disposait pas d’une majorité absolue, Lucie Castets a indiqué qu’il serait "nécessaire de convaincre au-delà des rangs du Nouveau Front populaire pour construire des majorités parlementaires".
Cette dernière appelle ainsi à trouver des compromis avec les autres groupes à l’Assemblée, hors RN, afin d’éviter de se faire renverser dès la première motion de censure déposée.
Elle promet aussi de "mieux articuler les fonctions d’évaluation et de contrôle avec la fonction législative, envisager de répartir les responsabilités de rapporteurs entre les groupes républicains sur certains textes débattus" ou encore de "partager l’ordre du jour parlementaire".
La "candidate" du Nouveau Front Populaire assure également que son gouvernement "mènera des discussions approfondies et transparentes" avec les forces vives du pays, dont les syndicats, ainsi que les "associations nationales d’élus" notamment pour fixer le budget pour 2025 et s’entendre sur "un programme de travail gouvernemental pour les mois à venir". "Nous nous portons garant de ce changement de pratique", a-t-elle voulu rappeler.
Lucie Castets a indiqué être à la "disposition" de l’ensemble des parlementaires "pour évoquer les propositions formulées" et sur les "priorités" des parlementaires "dès la rentrée".
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