Canne à sucre

À un mois de la campagne sucrière, rien n’est fait

Réfection des chemins d’exploitation du Nord et de l’Est

Témoignages.re / 8 juin 2005

Lundi après-midi, les planteurs de la CGPER ont rencontré les représentants du Conseil général à Saint-Denis en présence de son vice-président Daniel Gonthier. Les planteurs de la région Nord et Est souhaitent la réfection des chemins d’exploitations à un mois du début de la campagne sucrière.

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Suite aux fortes pluies du mois de février dernier, la collectivité départementale a voté une enveloppe de 2 millions d’euros pour la réfection des chemins d’exploitation lors de la commission permanente du 23 mars 2005. Constatant qu’à ce jour, rien n’avait été fait et à moins d’un mois avant le début de la campagne sucrière, une forte délégation de planteurs de l’Est avait manifesté leur mécontentement devant la Mairie de Bras-Panon.
Au cours d’un entretien avec le vice-président, il était convenu d’une rencontre ce lundi 6 Juin à 15 heures à l’Hôtel du Département.

Une caution de 2.00O euros

En présence d’une délégation de la CGPER, du directeur général adjoint des services et de M. Daniel Gonthier, le président a expliqué qu’il était inadmissible qu’on demande aujourd’hui aux planteurs de signer des chèques de caution de l’ordre de 2.000 euros pour le montage du dossier alors que tout le monde sait que le mois de mai est le mois le plus difficile pour la trésorerie des planteurs. À ce jour, seulement une dizaine de dossiers ont été agréés par la CIDT (Commission instruction départementale des travaux) alors que plus d’une cinquantaine de demandes ont été instruites par les organismes de travaux.
Par ailleurs, la CGPER a regretté que le Département n’accepte pas que les communes, qui veulent venir en aide aux planteurs, apportent les 25% demandés sous le prétexte que l’Europe ne permettait pas que les subventions publiques dépassent les 75%. La CGPER a rappelé qu’à situation exceptionnelle, il fallait des mesures exceptionnelles et si les communes le désiraient, elles pourraient apporter des gravats pour le compte des planteurs concernés d’autant que les chemins de la SAFER sont eux financés à 100%.

À un mois de la campagne sucrière

Face à l’inquiétude des planteurs à moins d’un mois de la campagne sucrière, le Département a indiqué qu’elle allait faire preuve de souplesse vis-à-vis des 25% demandés aux planteurs et qu’il avait la possibilité de faire un échéancier pour le paiement. Par ailleurs, s’il arrivait que l’enveloppe allouée était insuffisante, la collectivité s’engagerait à débloquer une enveloppe supplémentaire afin qu’aucun planteur ne soit lésé et que la campagne sucrière démarre dans de bonnes conditions.
D’un point de vue général, il a été décidé qu’à plus long terme, il y ait une réflexion pour solutionner une fois pour toutes, la question des voiries et il a été proposé le broyage des andins par des concasseurs mobiles qui existent à La Réunion et qui pourraient servir à faire les chemins de fer sur l’ensemble du département. Le Département a indiqué que pour le prochain DOCUP (2007-2013), il ferait un travail avec les organisations professionnelles qui sont au contact des planteurs et connaissent leurs attentes mieux que certaines Institutions.
Cette rencontre a permis d’éclaircir la procédure pour les travaux fonciers. "La CGPER entend maintenir la pression jusqu’au début de la campagne sucrière", a déclaré Jean-Yves Minatchy.