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4 juin, parNos peines
La canne c’est le sucre, mais pas seulement -14-
15 novembre 2014, par

Jusqu’à présent nous avons souvent fait état des résultats de la recherche sur les produits dérivés de la canne à sucre dans des pays lointains comme Cuba, le Brésil, l’Inde, l’Afrique du Sud, les Etats-Unis et l’Europe… mais plus près de nous, à l’île Maurice, la recherche n’est pas restée inactive et les résultats obtenus, sur bien des points, remarquables. Preuve s’il en était besoin, que Maurice n’a jamais pris à la légère les risques pouvant résulter des décisions annoncées de l’Union européenne.
Le MSIRI, institut de recherche mauricien de l’industrie sucrière a mené des expériences novatrices avec l’aide financière de l’Union Européenne en vue de créer des agro-plastiques à partir de la canne à sucre.
Ce bioplastique, biodégradable peut être utilisé notamment pour la production des articles jetables, comme les articles de conditionnement et de restauration (vaisselle, couverts, casseroles, bols, pailles). Il est également utilisé pour produire des sachets – biodégradables tout au moins recyclables à 100 %. On note que les sachets obtenus à partir de la canne sont aussi résistants que ceux obtenus avec le pétrole. Certains bacs et conteneurs pour les fruits, les légumes, les œufs et la viande, des bouteilles pour boissons et de produits laitiers et des feuilles blister pour les fruits et les légumes, des stylos ou encore des rasoirs jetables sont aussi fabriqués à partir de l’agro plastique.
Le Dr. Saumtally, directeur du MSIRI explique que le caractère novateur du bioplastique mauricien provient de la matière première utilisée, la paille de canne sèche, ainsi que la vinasse mais également de la bagasse, matières premières que l’on peut se procurer sur l’île, celle-ci étant un gros producteur de cannes à sucre. Le coût de production du bioplastique, ou agro plastique, reste toutefois plus élevé que le plastique fabriqué lors du procédé de raffinement du pétrole brut mais la qualité des produits obtenus, ainsi que la relative pénurie et le coût du pétrole sont de bonne augure pour la production mauricienne.
Le MSIRI qui se trouve parmi les trois meilleurs centres de recherches sur la canne au monde ne compte toutefois pas se lancer dans la production de l’agro plastique : il compte vendre ses brevets dans le monde entier ainsi qu’aux producteurs mauriciens, pour se consacrer à la création de nouveaux produits et à l’amélioration de ceux existant déjà.
Vocabulaire : les vinasses |
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