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8 juin, parCommuniqué du Parti communiste réunionnais
La sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne inquiète à Maurice
5 novembre 2018, par

Le BREXIT aura des conséquences sur les exportations de sucre de Maurice vers l’Union européenne. D’où une inquiétude sur l’avenir de l’industrie sucrière chez nos voisins. La Réunion est dans la même situation que Maurice, car il n’existe plus ni quota ni prix d’intervention pour garantir un revenu rémunérateur au-dessus du cours mondial. Pourtant, cette question ne fait l’objet d’aucun débat à La Réunion.
Le 27 février dernier, un éditorial de « l’Express » de Maurice avait pour titre « Paysage sucrier de Maurice : vers la disparition de notre industrie mère ? ». Cet article analysait les conséquences du BREXIT sur l’accès au marché sucrier européen. Depuis la suppression des quotas en 2017 en Europe, les prix ont baissé et la situation est plus difficile pour nos voisins.
« Ce qui se passe en Angleterre en ce moment, avec les âpres négociations sur le Brexit entre la Grande-Bretagne et l’Union européenne (UE), pourrait bien influer sur la situation du sucre à Maurice. La raison : l’Europe aura des excédents importants de sucre et la porte des exportations sera donc fermée pour nous dans le futur », explique notre confrère.
« Tous les experts sont certains que le sucre sera en première ligne de la bataille qui s’annonce pour définir l’avenir économique du royaume. Avec le Brexit, les Britanniques pourront produire et/ou vendre la quantité de sucre qu’ils désirent », ajoute « l’Express » qui précise de Tate&Lyle, entreprise agroalimentaire multinationale basée en Grande-Bretagne, a fait ouvertement campagne pour la sortie de l’Union européenne. Or, Tate&Lyle raffine 600.000 tonnes de sucre de canne par an dans ses usines, et en tire plus de 600 produits. Quand Maurice bénéficiait d’un quota en Europe, c’était Tate&Lyle qui raffinait son sucre. Depuis, cette société se fournit dans des pays où le coût de production est plus faible. De plus, « David Davis, le secrétaire d’État désigné pour négocier la sortie du Royaume-Uni de l’Europe, a travaillé pendant 17 ans chez Tate & Lyle ».
L’accent est mis sur un coût de production jugé plus élevé. « L’Express » se base sur les dernières estimations publiées par Landel Mills International dans leur « Global Benchmarking Report » de janvier 2018 dont voici un extrait
• Coût moyen de production du sucre de canne : 405 euros
• Coût mauricien : 595 euros
• Coût brésilien : 260 euros
• Coût thaïlandais : 346 euros
• Coût moyen Beet Sugar Afrique : 342 euros
• Coût moyen de production du sucre de betteraves : 469 euros
• Coût anglais : 291 euros
• Coût néerlandais : 342 euros
• Coût français : 397 euros
Cela signifie qu’à Maurice, le coût de production est supérieur au coût moyen du sucre de betterave, qu’il est deux fois supérieur à celui de Grande-Bretagne, et qu’il est 200 euros plus cher que le sucre de betterave produit en France.
D’où de légitimes inquiétudes pour la pérennité de la filière, si les choses restent en l’état.
Ce débat existe à Maurice où les industriels jouent cartes sur table. C’est loin d’être le cas à La Réunion. Pourtant, il n’existe pas autour de La Réunion un mur invisible qui protégerait notre île de l’influence des décisions prises en Europe. Or, si le BREXIT aura un effet sur la production sucrière de Maurice, il est évident que La Réunion sera aussi concernée car elle est dans la même situation que l’île voisine : plus de quota et de prix garanti.
M.M.
Communiqué du Parti communiste réunionnais
Mézami mi koné pa si étan pti marmaye zot l’avé la shanss an avoir dann zot lanvironeman in vyé méssyé otroman in vyé madam téi gate azot dizon (…)
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