Canne à sucre

CGPER : Inquiétudes à la veille du lancement de la campagne sucrière à La Réunion

Conférence de presse de la CGPER

Témoignages.re / 28 juin 2004

Hier, la Confédération générale des planteurs et éleveurs de La Réunion tenait une conférence de presse pour alerter l’opinion sur les difficultés prévisibles qui attendent les planteurs lors de la campagne sucrière qui s’annonce.
Dans le Sud, où on prévoit de livrer 993.000 tonnes de cannes cette année, se pose le problème des centres de réception. Aucun travaux n’a commencé pour faciliter l’accès à la plate-forme de Casernes à Saint-Pierre, or cette dernière est censée recevoir 296.000 tonnes lors de la prochaine campagne, ce qui en fait le plus grand centre. Les planteurs doivent également faire face à des difficultés de circulation autour de deux autres centres : Pierrefond et Grand-Bois. Sur la question du transport, Jean-Yves Minatchy a rappelé qu’une nouvelle fois, la CGPER a demandé aux autorités de tenir compte des surcharges des convois conduits par les planteurs. Ces derniers doivent en effet répartir leurs récoltes sur un nombre minimal de rotations entre le champ et la plate-forme, afin de tenir les délais des industriels, précise la CGPER.
Les relations avec l’Europe figurent également au programme des actions de la CGPER. La confédération indique que sa proposition "d’organiser une table-ronde avec les commissaires européens, les 3 députés européens des DOM ainsi que les présidents des Département et Région d’Outre-mer a été adoptée à l’unanimité" lors de la réunion à Paris du Comité canne-sucre de l’ODEADOM. Cette table ronde est un moyen de "faire reconnaître nos spécificités à l’approche de la réforme de l’OCM Sucre", précise Jean-Yves Minatchy.
Autre sujet abordé hier, le paiement de la retraite complémentaire, une taxe de 600 euros qui arrive de manière imprévue, estime la CGPER, "un véritable coup de massue avant l’ouverture de la campagne sucrière". La CGPER estime injuste le mode de calcul des cotisations, qui ne tient pas compte de la superficie de l’exploitation et ne prend pas en considération nos spécificités. Elle dénonce l’attitude de la Chambre et de la FDSEA sur cette question et rappelle que "des discussions ont été engagées auprès des collectivités locales et de l’État afin que ces derniers prennent en charge le montant réclamé.

M.M.