Canne à sucre

CGPER : la canne énergie complémentaire de la production sucrière

Proposition de la CGPER pour l’avenir de la filière canne

Manuel Marchal / 2 novembre 2018

La CGPER propose que de la canne destinée à la production d’énergie soit plantée dans les zones où les rendements en sucre sont trop faibles pour garantir un revenu suffisant aux planteurs. Cette diversification est possible grâce à des variétés capables d’un rendement de 160 tonnes par hectare sans irrigation, et permettra de reconquérir des terres en friche.

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Il est possible d’augmenter la part de la canne à sucre dans la production d’électricité et donc de diminuer les importations de charbon et de fioul.

« La canne-énergie, contrairement à ce que dit Tereos, c’est une possibilité de mieux valoriser la canne », affirme la CGPER, d’autant plus que le cours actuel du sucre ne s’y prête pas, tandis que le cours du fuel rend plus compétitif le prix de l’énergie tiré de la canne.

Pour la CGPER, c’est un moyen de soutenir la filière dans les Hauts, là où le rendement en sucre est inférieur à 90 kilos par hectare. Là des variétés adaptées à la production de fibres permettent d’atteindre des rendements de 160 tonnes par hectare sans irrigation. La canne serait alors broyée pour en tirer de l’éthanol ou du rhum, tandis que les fibres seraient brûlés pour produire de l’électricité. Ainsi, la totalité de la canne servirait à faire de l’énergie, et le paiement ne serait plus fonction du sucre mais de la masse livrée. « On remettrait de la canne sur les terres en friche des Hauts », souligne la CGPER, « cela permettra aussi lors des prochaines discussions de la Convention canne de ne plus avoir qu’un seul interlocuteur, mais d’autres pour négocier le prix de notre production ». La CGPER pense à ceux qui gèrent les centrales électrique, et à la Région qui dirige la SPL Energie.

Pour la CGPER, il est évident que « les nouveaux partenaires qui vont s’installer dans les Hauts feront avec les planteurs. Le planteur participera à cette nouvelle structure, il est hors de question que l’on soit uniquement des livreurs de matière première ».