Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
La CGPER propose une rencontre au président de Tereos
27 avril, par

Suite à l’annonce de la recherche de nouveaux actionnaires pour Tereos Océan Indien, filiale de la coopérative Tereos, propriétaire de deux usine de transformation de la canne à sucre et seul client des canniers réunionnais, sans que les planteurs aient été préalablement informés, Jean-Michel Moutama, président de la CGPER, a écrit le 23 avril à Gérard Clay, président de Tereos, pour lui proposer une rencontre. Les planeurs ont en effet besoin d’informations sur Tereos Océan Indien, situation financière, valeur de l’action, afin d’« être pleinement associés à la réussite de notre outil industriel ». Voici le contenu de ce courrier dont copies ont été adressées au préfet de La Réunion et à la ministre de l’Agriculture.
« Objet : inquiétude majeure et demande de rencontre urgente concernant l’avenir de Tereos Océan Indien
Monsieur le Président, Cher collègue
C’est en ma qualité de Président de la Confédération Générale des Planteurs et Éleveurs de la Réunion (CGPER), mais surtout en tant qu’agriculteur s’adressant à un autre agriculteur, que je vous écris aujourd’hui.
Nous suivons avec une attention particulière votre parcours. Le fait qu’un agriculteur Soit à la tête d’un géant comme Tereos France est pour nous un signal fort de la capacité du monde agricole à diriger son destin. C’est précisément pour cette raison que les récentes informations concernant une possible cession d’actions de Tereos Océan Indien nous ont plongés dans une profonde stupeur.
Nous sommes des agriculteurs, au même titre que vous. Nous partageons la même terre, le même labeur et la même exigence de pérennité. En tant que coopérateurs, nous sommes extrêmement surpris que Tereos France semble envisager une ouverture de capital sans que les premiers concernés, les planteurs réunionnais, ne soient au cœur de la stratégie. Nous souhaitons, nous aussi, être pleinement associés à la réussite de notre outil industriel et pouvoir “remplir cette réussite » ensemble.
La situation est d’une telle gravité pour nos exploitations que nous sollicitons une rencontre urgente avec vous. Pour ce faire, nous sommes prêts à nous rendre sans délai, dans vos locaux en Hexagone, afin d’échanger directement de vive voix. Nous sommes convaincus que seul un dialogue entre agriculteurs permettra de lever les inquiétudes et de construire un avenir solide pour la filière réunionnais.
Dans l’attente de votre réponse pour fixer les modalités de cette rencontre, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations confraternelles. »
Jean-Michel Moutama, président de la CGPER
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
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