Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Hausse des coûts de production des planteurs de canne à sucre
31 janvier 2023

En France, l’industriel Cristal Union a décidé d’augmenter le prix d’achat de la betterave sucrière payée à ses livreurs pour faire face à la hausse du coût de production afin d’inciter à la production de betteraves. Compte tenu du résultat désastreux de la dernière campagne sucrière notamment en raison de la hausse des prix des intrants, la CGPER demande à Tereos « de trouver les moyens d’augmenter la production de cannes en utilisant par exemple les reliquats d’aides de l’Article 21 de la Convention canne dont il bénéficie, afin de compenser les hausses des prix des intrants, notamment de l’engrais, supportée par les planteurs », indique un communiqué du syndicat diffusé ce 30 janvier.
Un communiqué de l’industriel Cristal Union annonce qu’il a augmenté le prix d’achat de sa matière première aux 9000 planteurs de betteraves qui fournissent ses usines. Cette mesure est destinée à compenser la hausse du coût de production et à l’interdiction des néonicotinoïdes. Déjà octobre, le prix avait été relevé. Ces augmentations sont justifiées par l’envolée des prix mondiaux du sucre.
Le directeur général de Cristal Union est clair : « l’important, c’est que les agriculteurs continuent à semer des betteraves. Parce que ce sont ces betteraves qui alimentent nos usines pour produire le sucre, l’alcool, le bioéthanol qui contribuent à notre souveraineté alimentaire, sanitaire et énergétique. » Ces produits viennent également de la canne à sucre, avec en plus la bagasse qui permet de limiter nos importations en pellets de bois.
Les producteurs de cannes ont en effet besoin d’un signal pour relancer la production. Car la trésorerie manque pour préparer dans de bonnes conditions la campagne sucrière 2023.
Nous avons connu le bas niveau depuis plus d’une trentaine d’années pour la récolte de canne à sucre en 2022, avec 1,3 million de tonnes. Ce déficit de plus de 400000 tonnes par rapport à la moyenne décennale est causé principalement par la hausse très importante du coût de production. Sur ce plan, les planteurs de cannes sont dans une situation au moins aussi difficile que celle des planteurs de betteraves. En Métropole, l’usinier prend des initiatives pour aider ses producteurs de matière première. Mais à La Réunion, pourquoi Tereos n’a-t-il pas déjà fait des propositions allant dans ce sens ?
En tant que producteur de sucre de betteraves, il est fort probable que Tereos France décidera aussi d’augmenter le prix payé à ses producteurs de peur qu’ils livrent chez le concurrent.
À La Réunion, la CGPER attend donc de Tereos Océan Indien (filiale de Tereos France) un signal fort pour que les planteurs reprennent confiance, même s’il a le monopole de la transformation des cannes à sucre. Nou lé pa plis nou lé pa moin que des planteurs de betteraves. La CGPER demande donc à Tereos d’imiter son concurrent en Métropole et de trouver les moyens d’augmenter la production de cannes en utilisant par exemple les reliquats d’aides de l’Article 21 de la Convention canne dont il bénéficie, afin de compenser les hausses des prix des intrants, notamment de l’engrais, supportées par les planteurs.
Le Président de la CGPER
Jean-Michel Moutama
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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