Les questions du temps présent
21 juillet, parCeux qui n’ont que la France comme horizon indépassable tournent en rond
Parlement européen
12 juillet 2017

Le député de l’Union des Outre-mer a réagi suite la signature hier de l’accord fixant un nouveau prix de la canne à sucre à La Réunion jusqu’en 2021.
Après des semaines de mobilisation des planteurs, un accord a été trouvé entre l’ensemble des syndicats et le Groupe industriel Tereos. La convention canne est signée. Je salue l’esprit de responsabilité qui a primé tant du côté des planteurs que du côté de Tereos. Le point d’équilibre d’un bon accord a été trouvé : il réside dans une meilleure répartition de la richesse et une augmentation des revenus des planteurs, soutenable pour l’industrie sucrière dans un contexte dominé par la disparition des quotas sucriers et une concurrence sur le marché européen et mondial de plus en plus sauvage. Cette double exigence est aujourd’hui satisfaite et nous devons nous en féliciter. C’est bien parce que ce n’est ni Tereos qui gagne contre les planteurs, ni les planteurs qui gagnent contre Tereos, que cet accord est gagnant pour toute la filière canne et pour La Réunion.
Les mobilisations des planteurs, leurs détermination et modes d’action raisonnables comme l’ouverture de Tereos ont permis d’avancer vers ce résultat. Rappelons que la proposition de départ de Tereos était une augmentation de 49 centimes du prix de base et que la négociation a permis d’atteindre 2,60 euros et plus de 3 euros avec la prime d’intéressement. C’est 6 millions d’euros de plus de l’usinier vers les planteurs. C’est l’esprit de compromis et de responsabilité qui a fait que les parties aient pu se retrouver à mi-chemin des demandes initiales des différentes parties. Ce point de rencontre garanti les équilibres nécessaires à l’industrie sucrière et permet de réelles avancées pour les planteurs et notamment pour les plus fragiles d’entre eux.
L’unité syndicale réalisée autour de l’accord est historique. Je veux rendre hommage aux représentants de la CGPER, de la FDSEA et des JA qui ont su avec intransigeance défendre les intérêts de la profession et des planteurs. Ainsi que saluer le rôle de Jean Bernard Gonthier, Président de la Chambre d’Agriculture, qui avec intelligence a su garantir les intérêts des planteurs. Le piège des surenchères extérieures a pu être évité.
Au final cet accord marque pour moi la détermination de tous, agriculteurs comme industriels, à poursuivre un chemin commun : celui de la réussite de notre filière canne sucre dans un contexte que nous savons tous difficile. Les yeux de tous sont à nouveau tournés vers l’avenir immédiat, celui de la campagne sucrière et d’un avenir à moyen terme marqué par une transformation en profondeur du marché européen du sucre. Il s’agit dans ce contexte de parvenir à nous maintenir et à poursuivre la valorisation de notre sucre, de notre savoir-faire, de notre excellence. Ce n’est pas un pari facile.
L’autre difficulté se trouve dans l’appréhension d’un marché mondialisé et de plus en plus ouvert à la concurrence. Nous devons là aussi trouver les meilleurs agencements pour nous permettre d’y faire face.
Ceux qui n’ont que la France comme horizon indépassable tournent en rond
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