Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Coup de théâtre à 22 heures
11 juillet 2017

La possibilité d’une nouvelle réunion entre les planteurs et l’État a de nouveau émergé hier après-midi. Elle a commencé effectivement à se tenir à la DAF à 18 heures. Les syndicats ont alors présenté des propositions pour aller au-delà des 2,50 euros mis sur la table par Tereos, tout en déplorant que cela soit à eux encore de trouver de l’argent pour Tereos, sachant que l’industriel campe dans son intransigeance.
C’est dans ces conditions que se poursuivaient à la DAF les discussions entre syndicats et État pour formuler de nouvelles propositions en direction de Tereos. Une information a alors circulé : la menace de la reconduction à l’identique de la convention actuelle, c’est-à-dire la poursuite du gel du prix de référence de la tonne de canne, si les planteurs ne signaient pas avant minuit. Cette nouvelle a porté un coup au moral des planteurs, tandis que les responsables de la CGTR soulignaient l’importance de passer ce cap et de ne rien lâcher.
C’est alors qu’aux alentours de 22 heures, des planteurs ont commencé à lever le camp précipitamment suite à un appel de leurs responsables syndicaux. « On a décidé de partir pour mener d’autres actions », a expliqué Guy Derant de la FDSEA, indiquant être sans nouvelle de la réunion se tenant à la DAF. Une autre source syndicale précisait que la barre des 3 euros d’augmentation du prix de référence de la tonne de canne pourrait être atteinte pour les petits et moyens planteurs, à enveloppe constante. Soulignant qu’ils n’avaient plus rien à faire devant la préfecture, le mot d’ordre était d’aller à l’usine de Bois-Rouge.
Ce matin, des assemblées générales à Bras-Panon et au Gol doivent présenter le résultat des discussions tenues avec l’État à la DAF en lien avec Tereos. C’est alors qu’une décision sera prise pour la suite du mouvement. Si les avancées sont jugées suffisantes, alors la signature de l’avenant à la Convention canne fixant le prix de la matière première vendue par les planteurs devra avoir lieu aujourd’hui, sinon la mobilisation s’élargira et Tereos sera responsable de la paralysie de La Réunion.
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