Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
Pour préparer dans de meilleures conditions la campagne sucrière 2024
4 janvier 2024

Dans un courrier adressé au préfet de La Réunion, la CGPER demande le versement anticipé par l’État de l’aide de 703 euros par hectare et du solde de l’aide à la production destinée aux planteurs de cannes à sucre. La CGPER souligne la nécessité d’une telle mesure en raison de différents facteurs responsables d’une récolte de seulement 1,436 million de tonnes avec une richesse moyenne inférieure d’un point par rapport à l’an dernier. Ce résultat ne permet pas aux planteurs de disposer de la trésorerie suffisante pour démarrer les travaux de préparation de la prochaine campagne sucrière. D’où la demande de versement de ces aides de l’État sans attendre la date prévue du 15 février.
Monsieur le Préfet,
La campagne sucrière vient de s’achever, elle n’a pas donné le résultat escompté. 1,436 million de tonnes récoltées, cela fait 13 % de moins que la moyenne décennale.
A cela s’ajoute un déficit de richesse en sucre : 1 point de moins que l’an dernier. A tonnage égal, c’est une perte de près de 5 euros par tonne de cannes livrée. Ce déficit s’explique notamment par différents facteurs : retard du début de la campagne dans l’Est pour des problèmes techniques chez les 2 industriels (Albioma, Téréos), problèmes climatiques dans le Sud.
Dans ces conditions, une fois l’avance de démarrage déduite, le solde de la campagne versé par Tereos est proche de zéro pour de nombreux agriculteurs. Cela signifie aucune trésorerie pour préparer la campagne 2024 dans de bonnes conditions. Le versement anticipé de la recette bagasse énergie n’a, malheureusement, pu servir qu’à régler des factures la plupart du temps.
La CGPER demande donc à l’État de verser dès maintenant l’aide de 703 euros par hectare et le solde de l’aide à la production prévue pour les planteurs pour cette campagne 2023.
En effet, attendre le 15 février ne fera que reporter les achats des fournitures nécessaires au travail dans les plantations. Cela aura encore des répercussions négatives sur la campagne 2024 alors qu’aussi bien au niveau de l’État que de la filière, l’objectif est de relancer la production pour revenir au moins à 1,7 million de tonnes de cannes livrées par campagne.
Ce versement anticipé de ces deux est une nécessité pour que la filière canne-sucre-rhum-énergie puisse tourner la page de deux campagnes successives où la récolte a atteint un niveau historiquement bas.
Souhaitant que cette demande puisse retenir votre attention. Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de notre respectueuse considération.
Le président,
Jean-Michel Moutama
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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