Première rencontre publique : la Conférence de presse du 4 septembre 1996 sur le réchauffement climatique et ses conséquences pour La Réunion
5 septembre, par2016-2026 : 10e anniversaire de la disparition de Paul Vergès.
Des tracteurs dans les rues de Saint-Denis, rencontre ce matin de l’Intersyndicale avec le préfet
22 juin 2022, par

Une semaine après avoir organisé une « marche noire » de l’agriculture réunionnaise, l’Intersyndicale CGPER-FDSEA-UPNA-JA était de nouveau dans l’action hier : des convois de tracteurs partis du Sud et de l’Est ont convergé à Saint-Denis pour se rendre au CTICS où avait lieu une rencontre au sujet de la Convention canne. Les syndicats seront reçus ce matin par le préfet.
A moins d’un mois de la campagne sucrière, le prix de la canne payé aux planteurs n’est toujours pas connu. L’industriel Tereos, seul acheteur de cannes à sucre à La Réunion, refuse d’augmenter ce prix. Du côté d’Albioma, même position. Rappelons que cette société, qui vient d’être rachetée par un fonds d’investissement américain, fait des profits sur plusieurs centaines de milliers de tonnes de bagasse utilisées pour produire de l’électricité. Cette bagasse provient des cannes à sucre traitées par les usines de Tereos.
La semaine dernière, l’Intersyndicale CGPER-FDSEA-UPNA-JA était dans les rues de Saint-Denis pour alerter l’opinion sur la gravité de la situation : quelle activité peut accepter une stagnation voire une baisse de ses recettes alors que l’inflation est sans précédent depuis 20 ans ? De plus, cette inflation touche particulièrement les intrants indispensables aux planteurs pour travailler, notamment les engrais et le carburant.
Hier, une semaine après cette première mobilisation, l’Intersyndicale a amplifié le mouvement. Des tracteurs et des voitures parties de l’Est et du Sud ont convergé en milieu de journée à Saint-Denis. Une partie s’est arrêtée devant la préfecture avant de traverser Saint-Denis pour rejoindre le siège du CTICS dans le quartier de la Providence. C’est là qu’hier après-midi se tenait une réunion entre les différents partenaires de la Convention canne ainsi qu’avec les représentants de la Région et du Département.
Tereos a tenu le même discours : il refuse d’augmenter le prix de la canne qu’il paie aux planteurs et affirme même qu’il ne peut garantir un prix d’achat stable jusqu’en 2027 si l’État ne lui donne pas plus d’argent : un « filet de sécurité ».
Face à une telle intransigeance, les planteurs ont décidé de laisser les tracteurs sur place. Une rencontre est prévue ce matin à la Préfecture entre l’Intersyndicale et le représentant de l’État.
Avec près de 140 millions d’euros de fonds publics injectés dans la filière dont une bonne partie pour un seul acteur, Tereos, l’État se doit d’intervenir pour que l’industriel sorte de son intransigeance et joue la transparence sur les richesses considérables qu’il tire des cannes à sucre livrées par les planteurs.
M.M.
2016-2026 : 10e anniversaire de la disparition de Paul Vergès.
Mézami mi koné pa si zot la antann parl Léa Fontaine ? in shanpyone dann judo, inn jenn fam La Rényon afors antréné é afors progréssé la fini par (…)
In kozman pou la rout
Impact de la crise climatique mondiale dans notre pays
La décision prise par le Tribunal Administratif de supprimer, dans les résultats des élections municipales de La Possession, une soixantaine de (…)
Le monde a changé, et La Réunion ?
Recrutement de travailleurs des pays voisins pour couper la canne pendant plusieurs mois
Protection bénéficiant à un pilier du néocolonialisme français à La Réunion
Une catastrophe se prépare dans l’indifférence
Rapport de l’Inspection générale des finances
IBL-Caillé : l’alliance du géant mauricien et du nain réunionnais ?
Projet de désindexation des pensions sur l’inflation