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23 septembre, par

La Convention Canne 2028 se prépare maintenant. Et pour les planteurs, il n’est pas question que ce nouveau contrat soit décidé sans eux. Alors que la mission du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), mandatée par le ministère de l’Agriculture, est à La Réunion pour réfléchir à l’avenir de la filière, la CGPER et l’UPNA ont porté leurs revendications auprès des représentants de l’État.
L’audition organisée hier était une étape importante. Les organisations de planteurs ont remis à la mission un document présentant leur analyse de la situation et leurs propositions pour la future Convention Canne. Leur message est clair : il faut changer de cap pour permettre aux planteurs de vivre de leur travail.
Car derrière les chiffres de la filière, c’est l’avenir de milliers de familles qui est en jeu. La production de canne a fortement diminué au fil des années, les surfaces cultivées reculent et les difficultés économiques poussent des agriculteurs à abandonner progressivement cette activité. Dans le même temps, les coûts de production augmentent. La question de la rémunération des planteurs devient donc centrale.
Pour la CGPER, la Convention Canne 2028 ne peut être un simple renouvellement des dispositifs existants. Elle doit remettre la question du partage de la valeur au centre des négociations. L’avenir de la canne ne peut pas reposer uniquement sur les aides publiques destinées à compenser les insuffisances du système. La pérennité de la production suppose une rémunération permettant réellement aux planteurs de continuer à cultiver.
La délégation reçue par la mission réunissait notamment Jean-Michel Moutama, président de la CGPER, le président de l’UPNA M. Clain, le co-président planteur du CPCS M. Sababady, Sylvestre Lamoly, membre du bureau du CPCS et du conseil d’administration de la CGPER, ainsi que Dimitri Atanary, vice-président de la CGPER. Jules Dieudonné, chargé d’étude et ancien directeur du CTICS, participait également aux échanges.
Cette mobilisation intervient alors que les décisions prises pour l’avenir de la filière auront des conséquences bien au-delà de 2028. Maintenir la canne signifie préserver une activité agricole, des terres cultivées et une partie de l’économie productive de La Réunion.
Pour la CGPER, le rendez-vous est donc fixé : préparer dès aujourd’hui une Convention Canne capable de garantir une rémunération juste et viable. Les planteurs ne veulent plus seulement subir les décisions concernant leur avenir. Ils entendent participer à leur élaboration.
M.M.
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