Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
La canne c’est le sucre, mais pas seulement -22-
4 décembre 2014, par

Dans notre journal de mardi, nous avons évoqué la problématique d’un béton plus solide du fait de l’incorporation de cendre de la canne à sucre avec.. C’est déjà une réalité dans des pays comme le Brésil et bien d’autres. De plus, cela permet de faire une économie de ciment de l’ordre de vingt à quarante pour cent. Nous avons aussi évoqué l’éventualité d’un béton écologique qui certes n’est pas vraiment une nouveauté si l’on sait que le chanvre et le lin sont déjà incorporés au béton depuis pas mal de temps. Cependant, avec la canne à sucre, première culture mondiale et de loin, on change de braquet et l’importance, la contagion d’un tel produit par rapport à la construction et aux travaux publics ne saurait être minorée.
On sait que la bagasse, résidu fibreux de la canne, présente une grande résistance comparable à celle des ciments industriels. Qui plus est la production de bagasse est énorme dans les principaux pays producteurs de la canne à sucre : le Brésil bien sûr, mais également l’Inde, la Thaïlande et bien d’autres ont des capacités de production de bagasse phénoménale si l’on sait qu’une tonne de canne donne trois cents kilogrammes de bagasse et que la production de canne est de l’ordre du milliard sept cents millions de tonnes dans le monde, soit plus de quatre millions de tonnes par jour et que l’utilisation de la bagasse est loin d’atteindre une part importante de ses potentialités.
Le chercheur Ronaldo Soares Texeira de l’école d’ingénieurs de Saô Carlos a remplacé certains composants du fibrociment lequel est généralement utilisé pour la fabrication de tuiles, de plaques murales, de réservoirs etc.., généralement composé d’eau, de pulpe cellulosique, de ciment et d’autres composants en plastique par de la fibre de bagasse et des cendres provenant de la combustion de résidus de canne à sucre.
Dans son étude le chercheur a remplacé le ciment à hauteur de 30% par de la bagasse et des cendres retenues pour leur pouvoir de durcissement appréciable. Les tests effectués notamment l’exposition à la pluie et au soleil ont montré que le fibrociment produit est viable et possède une résistance similaire à celle du ciment industriel conventionnel.
L’équipe du professeur Romildo Toleda pour sa part, met en avant les fibres végétales et les matériaux recyclés. Le ciment peut être remplacé jusqu’à hauteur de 50% par de la cendre d’écorce de riz, des résidus de céramique et de la cendre de bagasse, ceci dans un souci de développement durable avec un avantage indiscutable au point de vue de l’empreinte écologique au béton écologique.
Vocabulaire : « l’empreinte écologique »
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