Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
La CGPER à la Caisse générale de sécurité sociale
28 mars 2006

Éloignement, cyclone, maladie, réforme agricole, les planteurs ne peuvent faire face à une demande des assureurs privés de leur payer trois ans d’arriérés d’assurance maladie. La CGPER demande également pour les exploitants agricoles des exonérations de charges.
En 1994, les planteurs et les éleveurs ont obtenu une exonération de l’assurance maladie des exploitants agricoles (Amexa). Mais, affirme Jean-Yves Minatchy, ce qui a été hier donné d’une main est aujourd’hui repris de l’autre puisqu’on demande aux exploitants agricoles de payer maintenant leurs cotisations et de payer trois années d’arriérés, ce qui, même étalé sur une année, est en dehors de leur capacité financière.
Peu de personnes comprennent pourquoi on leur demande ce règlement, la plupart se refusent à payer. Si cette assurance était facultative, c’est une loi de 2002 qui l’a rendue obligatoire, donnant le choix aux exploitants de choisir entre la Caisse générale de sécurité sociale (CGSS) ou un assureur privé. Et aujourd’hui, ce sont les assureurs privés qui viennent réclamer leur "dû".
Voilà pourquoi, à l’appel de la Confédération générale des planteurs et éleveurs réunionnais (CGPER), une cinquantaine de personnes ont manifesté leur mécontentement auprès de la sécurité sociale.
La CGSS portera le message
Les manifestants demandent également auprès de la CGSS, une exonération des charges salariales qui pèsent sur leur activité, notamment la retraite complémentaire obligatoire et la Contribution sociale généralisée. Les exploitants agricoles ont d’autant plus de mal à s’en sortir que les coûts de production ont augmenté d’un tiers. Certains produits comme les herbicides ayant même connu une hausse des prix de 37%.
Tenant compte des spécificités de notre région, de notre éloignement, de nos handicaps, du chikungunya et des fortes pluies qui ont détruit les cultures maraîchères et compte tenu que ce secteur est le seul où les reprises d’exploitations sont massives, la CGPER attend de la CGSS qu’elle se fasse porteuse de ses doléances auprès des autorités compétentes. Une requête que la direction de la CGSS a acceptée en indiquant qu’il est toujours possible en ce qui concerne l’assurance maladie de procéder à une redéfinition du calendrier de paiement. En ce qui concerne la réclamation de paiement des arriérés, la CGSS se propose d’être conciliateur auprès des assurances privées.
S. L.
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