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4 juin, parNos peines
Une délégation du Parlement européen en visite à Maurice
18 avril 2006

Voici un article de Stéphane Saminaden, paru samedi dernier dans <http://www.lexpress.mu'> ’l’Express” mauricien.
Journée chargée, hier, pour la délégation des députés européens venus constater l’importance du sucre pour l’économie et le tissu social du pays. Au cours de cette dernière journée à Maurice, les euro-deputés ont visité la sucrerie de Mon-Desert-Alma, rencontré les planteurs et travailleurs dans les champs à Saint-Pierre, visité la centrale thermique de Belle-Vue et ont assisté à un exposé sur l’état actuel et l’avenir de l’industrie tel que perçu par la Plantation House.
La députée Glennys Kinnock s’est dit fort impressionnée par ce qu’elle a vu et entendu. Tout en déclarant qu’elle était déjà convaincue de l’importance du sucre pour le pays, elle ajoute que cette visite lui a permis de conforter son jugement et de se faire une idée encore plus précise de ce que représente cette industrie pour Maurice. Face au désarroi exprimé par une femme-laboureur rencontrée dans les champs à Saint-Pierre, elle a même eu les larmes aux yeux.
"Votre gouvernement et l’industrie sont déterminés à se battre. Votre plan de restructuration coûte cher par rapport à ce que nous pouvons offrir. Nous continuerons à militer pour que les mesures financières de l’Union européenne soient augmentées. Nous voyons que vous ne demandez pas la charité. Vous avez ce qu’il faut pour vous en sortir. Et nous avons l’obligation d’honorer nos obligations par rapport au Protocole sucre tout comme vous avez honoré les vôtres depuis le début du protocole", a déclaré Glennys Kinnock.
Les choses traînent
Hansraj Ruhee, un planteur connu de l’industrie sucrière, a émis le souhait que l’Union européenne se prononce rapidement sur le montant des aides attendues et les délais prévus pour le déboursement. Le manque de prédictabilité est un gros handicap pour les planteurs car les banques commencent à leur faire des difficultés, dit-il
Glennys Kinnock a reconnu que les choses traînent. Près de la moitié de l’année est déjà entamée et l’issue en est encore incertaine. Une somme de 40 millions d’euros sera allouée pour 2006 mais on ne sait toujours pas quand les déboursements se feront. "Nous devons faire pression pour un déboursement rapide et dans les temps. Nous ne devons pas abandonner, mais au contraire maintenir la pression", ajoute Glennys Kinnock.
Source : l’Express
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