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CPCS : « Filiere canne-sucre : il est urgent que l’Etat assume ses responsabilités et s’engage réellement »
27 janvier 2022

Le 21 janvier, un communiqué de la Préfecture de La Réunion donnait la position de l’État sur les prochaines négociations de la Convention canne qui fixera le prix de vente des cannes des planteurs à l’industriel Tereos Océan Indien ainsi que le montant des aides publiques à la filière. L’État affirme qu’il veut se battre pour le maintien des aides. Or, la filière revendique une aide supplémentaire de 35 millions d’euros par an : 20 millions pour les planteurs, 15 millions pour Tereos Océan Indien. Le Comité interprofessionnel de la canne et du sucre (CPCS), instance paritaire rassemblant représentants des planteurs et de Tereos Océan Indien, demande à rencontrer le préfet la semaine prochaine : « : l’État, par la voix du Préfet, doit donc dire clairement s’il soutient officiellement la demande de concours supplémentaire de 35 millions d’euros demandée par la filière pour assurer sa survie. »
« Les acteurs de la filière canne-sucre de La Réunion ont pris connaissance du communiqué de presse du Préfet de La Réunion en date du 21 janvier 2022.
Ce communiqué indique que le gouvernement a mandaté le Préfet de La Réunion pour recevoir les professionnels de la filière canne-sucre, et mener avec eux les « concertations locales » présentées comme nécessaires à l’ouverture des négociations de la future convention canne.
Sur le fond, comme nous l’avons rappelé lors de notre conférence de presse du 14 décembre 2021, le besoin préalable et indispensable pour permettre le démarrage des négociations de la nouvelle Convention canne est que l’État s’engage enfin sur les demandes garantissant la pérennité de la filière et assume pleinement ses responsabilités.
Sur la forme, alors que le Ministre de l’Agriculture, sollicité directement par un courrier en date du 18 janvier par l’ensemble des acteurs de la filière canne-sucre pour une rencontre à Paris, la semaine du 2 février 2022 afin d’évoquer ce sujet crucial pour le territoire, n’a pas encore répondu, nous déplorons qu’un communiqué de presse renvoie au Préfet de La Réunion le soin de fixer, pour l’État, les paramètres financiers de la future Convention canne. Cette façon de procéder est sans précédent dans l’histoire récente de notre île.
L’avenir des 18.000 emplois de notre filière à La Réunion nous semble pourtant mériter l’attention directe du Ministre, qui aurait pu nous consacrer deux heures dans son agenda.
L’absence de réponse à nos courriers au Préfet en date du 5 novembre 2021, et au Ministre en date du 7 décembre 2021 puis du 18 janvier 2022, sont aussi sans précédents alors que nous nous apprêtons à négocier la nouvelle Convention canne.
Ces épisodes récents s’inscrivent dans un contexte où l’État refuse de donner des perspectives à notre filière au-delà d’une campagne, et n’a pas pris de distances claires avec un rapport d’inspections générales dont les propositions laissent entrevoir un désengagement de l’État de notre filière.
Nous nous rendrons toutefois à la réunion annoncée par le Préfet.
Compte tenu de l’urgence de la situation, nous demandons au Préfet que ce rendez-vous se tienne dès la semaine prochaine.
Nous attendons de cette première réunion que l’État, par la voix du Préfet mandaté à cet effet, se positionne enfin sur la légitimité de la demande de soutien supplémentaire exprimée par les planteurs d’une part (20 millions d’euros), et par l’industrie d’autre part (15 millions d’euros).
Cette reconnaissance de la légitimité de notre demande est indispensable pour pouvoir enclencher les prochains échanges : l’État, par la voix du Préfet, doit donc dire clairement s’il soutient officiellement la demande de concours supplémentaire de 35 millions d’euros demandée par la filière pour assurer sa survie.
De notre côté, nous souhaitons ouvrir les négociations de la nouvelle Convention canne le plus tôt possible et éviter le climat de très forte tension qui serait créé par les incertitudes sur le cadre financier de la filière.
Pour cela, nous avons besoin que l’État se positionne enfin sur son engagement de long terme aux-côtés de notre filière.
Nous attendons des réponses claires du Préfet sur ce sujet. »
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