Les questions du temps présent
21 juillet, parCeux qui n’ont que la France comme horizon indépassable tournent en rond
La canne c’est le sucre, mais pas seulement -10-
4 novembre 2014, par

La bagasse constitue une part importante des produits dérivés de la canne. En effet, après le jus qui occupe environ soixante-dix pour cent du poids de la canne arrivant à l’usine, la bagasse suit avec trente pour cent, ce qui constitue une masse importante de déchets à valoriser à notre profit. Pour La Réunion, il s’agit d’une masse de plus de près six cent mille tonnes.
1) On peut tout d’abord parler des énergies telles qu’elles sont générées à l’usine sucrière de Bois-Rouge depuis 1992 et du Gol depuis 1995, par La Séchilienne Sidec (aujourd’hui ALBIOMA). Ces centrales présentent deux particularités : elles fonctionnent à la fois à la bagasse et au charbon pendant la période de coupe de la canne, au charbon seulement le reste de l’année . D’autre part, elles sont bi-énergiques produisant à la fois de la vapeur à 1300-1400 degrés pour les besoins de la chaufferie des usines sucrières et de l’électricité pour la desserte du réseau EDF.
A noter que de nouvelles tranches ont été ouvertes particulièrement à Bois Rouge depuis 2004, ne fonctionnant qu’au charbon et aggravant par là-même la pollution au CO2 lequel présente une influence néfaste sur la réchauffement climatique. Ces deux unités de production, ainsi que les usines hydro-électriques et une unité fonctionnant au bio-gaz, et d’autres petites installations permettent la production de 37% d’électricité durable. D’où une dépendance par rapport aux énergies fossiles qui serait d’ l’ordre de 60%, éloignant ainsi notre perspective d’autonomie énergétique basée sur des sources durables.
2) D’autres solutions sont possibles
Elles permettent d’associer l’utilisation de la bagasse avec d’autres sources de bio-masse. Une usine récente a ouvert ses portes à Cuba, en association avec une entreprise de Grande Bretagne. L’utilisation de bagasse est associée à de la biomasse issue d’une plante connue sous le nom de Marabu, qui occupe une grand partie du territoire cubain -il s’agit d’une plante invasive contre laquelle les agriculteurs ont du mal à lutter. L’objectif visé étant de réduire la dépendance du pays par rapport au pétrole vénézuélien tout en reprenant la marche en avant de l’agriculture cubaine.
Vocabulaire : la bio-masse, c’est quoi ? |
Ceux qui n’ont que la France comme horizon indépassable tournent en rond
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