Qui a politisé l’avenir de l’économie sucrière ?
23 septembre, parDes fonctionnaires parisiens viennent dans notre pays pour discuter de l’avenir de la canne à La Réunion
Face à l’intransigeance de l’usinier, les planteurs quittent les négociations
22 juillet 2010

À peine commencée, la campagne sucrière est arrêtée. Pour la satisfaction des revendications, les planteurs ont décidé d’arrêter de livrer. Le mouvement avait commencé mardi dans le Nord et dans l’Est, il s’est étendu hier à toute l’île à cause du blocage des négociations. Tous les planteurs sont donc concernés par le mouvement.
Les usines du Gol et de Bois-Rouge ne peuvent plus recevoir de cannes. En effet, les agriculteurs ont décidé de bloquer les deux plates-formes de réception après l’échec de la réunion qui a eu lieu ce mercredi 21 juillet 2010 au CTICS (Centre technique interprofessionnel de la canne et du sucre). Une réunion durant laquelle aucune solution n’ a été trouvée quant au dernier point de revendication des agriculteurs, à savoir la non mise en place d’un contrôleur de l’usine lors du prélèvement servant à analyser la richesse de la canne. Une demande refusée par les usiniers qui ont proposé la création d’une « charte de bonne conduite » pour qu’il n’y ait pas de pression de la part de ces observateurs. Conséquence, les syndicats ont quitté la table des négociations et ont annoncé que le mouvement se durcirait.
Immédiatement après, les premiers convois ont d’abord bloqué les livraisons sur la plate-forme des Casernes et de Grand-Bois à Saint-Pierre. Puis des manifestants ont pris la direction de l’usine du Gol pour y empêcher la livraison de la canne. « Nous serons intransigeants sur nos revendications. Il ne doit pas y avoir d’observateur de l’usine près de la sonde d’analyse de la richesse de la canne », lancent-ils. Deux semaines après son lancement, la campagne sucrière est désormais paralysée.
Pour rappel, les agriculteurs ont entamé leur mouvement de grève ce mardi 20 juillet 2010 pour protester contre des méthodes jugées « trop rigoureuses » d’analyse de la richesse de la canne. Méthode qui leur ferait perdre plusieurs points de richesse et donc de l’argent. Une première réunion au CTICS a permis d’obtenir la garantie que cette analyse se ferait désormais « de façon plus souple ». Reste la question de la présence du contrôleur de l’usine lors de ces prélèvements. Une problématique sans issue pour l’instant.
Il faut absolument que les industriels enlèvent leurs salariés de la zone de prélèvement du chargement, précise Patrice Pounoussamy, vice-président de la CGPER. Le dirigeant syndical note le soutien des planteurs qui sont prêts à ne pas livrer leurs cannes tant qu’une solution n’est pas trouvée.
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Mézami dopi la rantré, néna in loi pou défann rogarde son téléfone dann lissé. I paré sa sé l pli gran bien bann lisséin. I paré konmsa zot va (…)
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