Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
La canne c’est le sucre, mais pas seulement -41-
22 janvier 2015, par

Je suis conscient qu’il y aurait encore beaucoup à écrire sur « la canne au secours de notre environnement ». Je sais aussi qu’à peine élaboré, un dossier est déjà dépassé tant la canne à sucre et ses produits dérivés sont l’objet d’études de plus en plus pointues et de découvertes souvent très étonnantes… La question évoquée ci-dessous est la suivante : la canne à sucre est-elle ou non un facteur de refroidissement du climat ?
On sait que Le Brésil est le plus gros producteur ainsi que le plus gros importateur d’agro-carburants : un mélange d’éthanol et d’essence. La plus grande partie de son parc automobile fonctionne à partir de ce mélange. Ce parc se compte en dizaines de millions d’unités – 32,5 millions, il n’y a pas si longtemps que cela. Il s’ensuit que le pays est pollué par la circulation automobile et c’est pour cette raison que la consommation d’agro-carburants ne cesse d’augmenter entraînant une diminution des gaz à effet de serre (le cO2) répandu dans l’air. On sait que le gaz carbonique lorsqu’il augmente dans l’air contribue au réchauffement climatique et au-delà le relèvement du niveau des mers avec les conséquences que nos lecteurs connaissent.
On peut lire dans divers articles que la canne à sucre est doublement verte pour Le Brésil :
– En premier lieu l’agro-carburant est moins polluant que l’essence, surtout quand on l’importe des USA comme c’est en partie le rôle du Brésil. Mais la deuxième question qui doit être posée est celle de la nourriture des hommes et des animaux. La troisième question qui vaut également la peine d’être posée est celle de la destruction des forêts, car il semblerait qu’il n’y a rien qui refroidisse mieux la température du climat que les forêts originaires. C’est le cas de l’Amazonie qui refroidit mieux le climat que n’importe quelle culture, fût-elle la canne à sucre. On peut fonder des espoirs sur le biocarburant de deuxième et de troisième génération, mais on a écrit que ceux-ci suivaient un cycle long de recherches et que malgré tout, les espoirs sont autorisés.
– en second lieu, la canne à sucre a la réputation de refroidir le climat. Les données à notre disposition ne le montrent pas tout à fait. En effet, un hectare mis à nu, réchauffe le climat de proximité d’un degré 53. Donc le défrichage réchauffe le climat. Mais si on remplace les terres nues par la culture de la canne, on obtient un refroidissement de zéro degré 93 par rapport aux terres nues et cela résulte d’une multitude d’observations.
Disons qu’il n’en est encore rien aujourd’hui mais c’est une promesse pour l’avenir. Pour La Réunion on peut dire deux choses : la première c’est que les plantations de cannes à sucre recyclent la totalité du gaz à effet de serre répandu dans l’atmosphère par la combustion des moteurs de voiture et de camions ; la deuxième chose compte tenu du fait que nos forêts ont été dévastées la canne avec ses 25 à 26000 hectares est bien un agent puissant du rafraichissement de la température et de lutte contre l’érosion. Mais attention ! Peut mieux faire ! il n’y a aucun doute là-dessus.
Nos peines
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