Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
La canne c’est le sucre, mais pas seulement -37-
13 janvier 2015, par

Il y aurait beaucoup à dire sur les différentes façons dont notre environnement immédiat a été, et est toujours maltraité depuis plusieurs dizaines d’années. On peut dire, sans exagérer, que les services responsables se sont comportés plus que légèrement face à nos forêts, nos terrains habités ou non, cultivés ou non, face au littoral marin, et par rapport à nos terres arables, et notre humus garant de la fertilité de nos sols.
On connaît notre relief souvent accidenté, souvent pentu. On connaît aussi l’intensité des pluies lorsqu’elles décident de se lâcher. Tout le monde a vu et peut voir les rivages marins encombrés de boue après chaque période de grosses pluies diluviennes. Certes, ce n’est pas nouveau, car le pays a connu des avalasses tout au long de son histoire, souvent couplées avec des crises agricoles : celle du café, du géranium et du vétiver… Mais la plus grave des catastrophes peut survenir demain si aucun plan de sauvetage sérieux de la canne n’est mis en œuvre.
Pourtant la canne elle-même-et ses différents acteurs – n’est pas exempte de tout reproche concernant les atteintes à l’environnement. Ainsi les différentes campagnes d’épierrage entreprises depuis plusieurs dizaines d’années. Le plus grave c’est lorsque l’on épierre sans tenir compte des courbes de niveau, parfois même perpendiculairement à ces courbes... Chacun peut voir de la route que plusieurs champs ont été ainsi mal traités.
Le principe même de l’épierrage est contestable-sauf pour des raisons économiques ? Reste à voir – et cet épierrage risque à l’horizon 2017 de pénaliser gravement l’avenir de notre agriculture. On a fait le gros épierrage, puis le moyen épierrage et on aborde l’épierrage fin sans se soucier vraiment de l’avenir de nos terres agricoles. Pire, en faisant comme si les engrais, les désherbants et autres produits phytosanitaires pouvaient se substituer à la nature. Comme si le sol lui-même n’était pas digne d’être le substrat pour le développement de nos productions agricoles.
Quoi qu’il en soit, on verra que dans les conditions actuelles la canne à sucre reste le meilleur garant de la préservation de plus de la moitié des sols agricoles de La Réunion. En effet, la canne occupe plus de 25000 hectares de terres agricoles sur environ 50000 au total. On verra également que la canne, malgré ce que l’on a écrit plus haut que l’on peut considérer comme un mauvais management des sols présente des atouts sérieux dans la préservation des sols. Cela tient à la nature de cette culture. Cela tient aussi aux pratiques culturales des planteurs réunionnais et à d’autres facteurs que nous aurons l’occasion d’évoquer dans les jours à venir.
(à suivre)
Vocabulaire : la protection de l’environnement
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Messages
13 janvier 2015, 11:23, par via ordorika
Afin d’éviter les glissements de terrains, il faudra favoriser le développement racinaire et pour cela, créer de l’humus et de la vie dans nos sols. Il existe de sociétés qui propose des composts naturels telles que la SOBAC. En effet, leur produits permettent de réduire fortement le lessivage de sols et la perte d’intrants et d’eau.