Les questions du temps présent
21 juillet, parCeux qui n’ont que la France comme horizon indépassable tournent en rond
La C.G.P.E.R. et la 11ème conférence des présidents de RUP
3 septembre 2005

La commissaire européenne à la politique régionale, Danuta Hübner, arrive en pleine campagne sucrière, et de surcroît dans un climat d’incertitude chez les producteurs canniers. Jean-Yves Minatchy souhaite le maintien du prix de la tonne de canne à sucre.
Jean-Yves Minatchy, président de la Confédération générale des planteurs et éleveurs de La Réunion (CGPER), note l’importance de cette rencontre entre présidents des Régions ultrapériphériques (RUP). Ce ne sera pas avant 2012 que La Réunion aura l’opportunité d’accueillir un tel événement. 3 régions des 7 RUP, à savoir La Martinique, La Guadeloupe et La Réunion, sont concernées par la baisse de près de 40% du prix de la tonne de canne à sucre, suite à la proposition de la commission européenne, le 22 juin dernier.
Le 22 novembre prochain, la décision définitive tombera, et les planteurs s’avouent sceptiques quant à leur sort. "Nous souhaitons juste éclairer la commissaire sur quelques points", note Jean-Yves Minatchy, qui poursuit : "il faut que les présidents des RUP voient la filière canne à La Réunion". Et pas seulement la visite d’un usinier. Jean-Yves Minatchy rappelle que l’usine de Bois-Rouge ne fonctionne pas sans le travail des 5.000 planteurs. "80% de la production revient aux petits et moyens planteurs, ce qui représente 1 million 600.000 tonnes, sur les 1 million 960.000 tonnes récoltées l’année dernière" précise-t-il, toujours en jubilant. Aujourd’hui, ceux-là même qui permettent la survie de la filière se retrouvent aliénés par une proposition dangereuse.
"Pour le maintien du prix..."
"La canne, c’est aussi l’environnement, notre culture, notre tradition", déclare Jean-Yves Minatchy. Outre le lien historique et culturel, "la culture de la canne permet également de combattre l’érosion. C’est également la culture la plus résistante face aux cyclones", poursuit-il. "Si cette filière est amenée à disparaître, c’est une catastrophe, non pas seulement pour les planteurs, mais surtout pour toute l’économie réunionnaise", déplore-t-il. Avec un taux de chômage record, il serait incongru de nourrir les listes déjà noires de l’ANPE.
Les militants de la CGPER, autour de Jean-Yves Minatchy, espèrent que la visite de la commissaire européenne sera fructueuse, que cela lui serve pour défendre les intérêts économiques des 7 régions ultrapériphériques, devant l’Union européenne. Cela a néanmoins son préalable : une visite de terrain. La CGPER souhaite que la commissaire aille à la rencontre des principaux concernés, les planteurs. Par ailleurs, pour les présidents des RUP, c’est une occasion de faire bloc pour leur intérêt commun, ou aussi "pour le maintien du prix de la tonne de canne à sucre" conclue Jean-Yves Minatchy.
Bbj
Ceux qui n’ont que la France comme horizon indépassable tournent en rond
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