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Les Cahiers de l’Agriculture
7 août 2006

Un point sur les Cahiers de l’Agriculture avec la CGPER.
Hier matin, Jean-Yves Minatchy s’est rendu à Saint-Joseph pour donner à 80 planteurs de la région Sud des explications sur un document primordial pour l’avenir de l’agriculture réunionnaise : les Cahiers de l’Agriculture du Conseil Général. En octobre, les conseillers généraux vont se réunir pour livrer leurs impressions sur un dossier qui sera la feuille de route "du monde agricole de l’île pour les 15 années à venir".
Replacer l’agriculteur au centre des dispositifs
La CGPER, en participant aux réunions de travail sur les Cahiers de l’agriculture, a aussi ajouté son “grin’d sèl” en faveur des petites et moyennes exploitations. Ses priorités, il les a donc exposées hier. Les lignes de ce dossier devront tenir compte des enjeux tels que : "l’autosuffisance alimentaire et énergétique, l’aménagement du territoire, la préservation de l’environnement" pour la période citée ci-dessus. Pour y parvenir, les pages de ce cahier "doivent replacer l’agriculteur au centre des dispositifs et faire des agriculteurs de vrais acteurs de leur devenir et non des observateurs", insiste Jean-Yves Minatchy.
Les planteurs et les éleveurs qui se trouvent à la tête des petites et moyennes exploitations contribuent grandement à l’essor de l’agriculture de l’île. Ils sont aussi pour la plupart confrontés à des difficultés de tous ordres et la vie de leurs entreprises est pour certains d’entre eux en péril. Pour leur permettre de travailler dans de bonnes conditions, la CGPER suggère : "la baisse des coût de production et la consolidation des filières existantes pour les rendre plus compétitives face à la concurrence extérieure".
La conquête du marché local par des produits locaux
Un mot a été dit sur la filière canne, quelques semaines après la signature de la convention. Elle doit être maintenue et les revenus des planteurs consolidés. Elle est créatrice d’emplois directs et indirects : 15.000. Par ailleurs, l’écoulement des produits locaux tels que la viande, les fruits, les légumes sur le marché local mériterait une réelle attention. Une véritable organisation pourrait permettre de consommer davantage de produits “péi”. On sait aussi que ces produits se trouvent à la merci des caprices du temps. Les fortes pluies - comme celles du début d’année - ont endommagé des hectares et des hectares de salades par exemple. Les épidémies comme l’IBR tuent les bovins. Devant ces cas d’urgence, les autorités devront réagir rapidement pour apporter une solution raisonnable à l’éleveur.
Les pages de ces Cahiers de l’Agriculture feront très certainement l’objet de débat. Mais pour la CGPER, la défense des intérêts des petites et moyennes exploitations représente l’essentiel de leurs priorités.
J.-F. N.
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