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4 juin, parNos peines
La CGPER s’oppose à la fermeture du centre de réception de Pierrefonds
6 juillet 2004

Les usiniers ont annoncé lors d’une récente commission mixte : ils ont l’intention de fermer le centre de réception de Pierrefonds. Une nouvelle qui a provoqué la colère de la CGPER si bien qu’hier, Jean-Yves Minatchy et une cinquantaine de planteurs de cannes se sont retrouvés sur le site de Pierrefonds pour dire non à la fermeture programmée de la balance.
"Pierrefonds est un site symbolique, c’est de là qu’est parti le Gol, c’est une part de l’histoire de Saint-Pierre", rappelle le président de la CGPER. Mais au delà du côté patrimoine, il y a une autre réalité que le leader de la CGPER ne manque pas de rappeler : ce site de réception est fréquenté durant la campagne sucrière par 200 planteurs qui livrent 60.000 tonnes de cannes en provenance des sites de Mahavel, Ravine des Cabris et Dassy. Ça, c’est la situation actuelle. Mais avec la mise en irrigation de 200 hectares en 2006 et de 700 hectares dans cette zone en 2010, ce sont 90.000 tonnes de cannes qui seront produites.
Certes, reconnaît Jean-Yves Minatchy, les installations du centre de réception sont vétustes, les grues sont centenaires et ont certainement connu le comte Choppy, promoteur du site au début du siècle dernier. Mais l’enjeu est de taille. Et pourquoi ne pas imaginer le déplacement de la plate-forme dans un lieu proche, en modernisant les installations, pour absorber les 30.000 tonnes supplémentaires dans les six ans à venir ?
"Tout le monde parle de produire 2 millions de tonnes de cannes. Le 14 juin à Paris, lors d’une réunion du comité cannes-sucre de l’ODEADOM, il y a eu unanimité pour que les partenaires de la filière, la Région, les parlementaires aillent à Bruxelles. Mais comment sensibiliser Bruxelles qui finance les travaux d’amélioration foncière et l’irrigation si dans le même temps, l’Union européenne apprend qu’on ferme des centres de réception ?"
Pour la CGPER, un autre problème pratique vient se greffer à cette fermeture qui aura pour conséquence de mettre sur la route une centaine de véhicules, tracteurs et camions, qui devront effectuer des aller-retours entre les sites de production et le site du Gol, avec ce que cela comporte d’embouteillages et de files d’attentes pour les planteurs, de temps perdu, de fatigue, de stress. Pour le leader de la CGPER, la survie de la filière doit prendre en compte tous ces éléments, depuis la terre, la production en passant par les conditions de livraison.
Suite au rassemblement sur la plate-forme, les planteurs se sont rendus à l’usine du Gol en opération escargot. Reçus par la direction, les planteurs ont déposé une motion et ont réitéré leur refus de voir la balance fermer.
S. D.
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