Canne à sucre

La visite d’Annick Girardin a pas apporté grand-chose aux planteurs

Conférence de presse de la CGPER

Manuel Marchal / 2 novembre 2018

Lors d’une conférence de presse mercredi, la CGPER a tiré les enseignements de la visite de la ministre des Outre-mer.

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Pour la CGPER, la visite d’Annick Girardin a pas apporté grand-chose. Elle a fait le constat que tout le monde connaissait déjà sur la filière canne et l’agriculture en général. Le passage successif de trois tempêtes tropicales a fait d’importants dégâts qui ne sont toujours pas indemnisés. Cela rend la situation des exploitations extrêmement précaires, car nombreux sont les planteurs qui n’ont plus les moyens de préparer la campagne sucrière 2019.

Campagne 2019 déjà mal partie ?

Les agriculteurs sont dans l’attente d’une aide de 240 euros par hectare pour l’achat d’intrant (120 euros d’aide à la production pas utilisée par le CPCS, 120 euros du Département). Pour que les planteurs puissent se tourner vers les banques pour reconstituer leur trésorerie en attendant le versement de cette aide, la ministre a annoncé un courrier concrétisant l’engagement financier de l’État. Or, la CGPER constate que le courrier n’est toujours pas arrivé, il serait encore dans les couloirs, ce qui bloque le versement de toute avance. Si cette avance n’est pas arrivée le 30 novembre pas arrivé, alors la campagne 2019 est grandement compromise, souligne la CGPER. En effet, l’aide du CPCS ne sera versée qu’en février-mars l’année prochaine, et c’est l’incertitude pour celle du Département. Le syndicat demande à la collectivité d’accélérer la procédure. Il constate que dès le mois d’avril, des maraîchers avaient demandé une aide du Conseil départemental, et que six mois plus tard les fonds ne sont toujours pas versés en raison d’un manque de pièce justificative.

Inadmissible de devoir mendier

Or, la CGPER rappelle que « tous les planteurs de canne sont « fichés », la surface de leurs exploitations et leurs productions sont connues. Pourquoi encore avoir besoin de paperasse ? C’est une perte de temps… »
« Subir encore une 2e campagne comme cela, ce n’est pas possible », affirme Jean-Michel Moutama, « il est inadmissible encore aujourd’hui que les planteurs en soient encore à mendier un petit bon pour vivre quand on voit les richesses que dégage la canne à sucre », d’où les propositions de la CGPER pour le futur.