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4 juin, parNos peines
Une publication du CEDUS : « Grain de sucre »
10 mai 2007

Le Centre d’études et de documentation du Sucre (CEDUS) vient de faire paraître un tiré à part sur la filière sucre à La Réunion : ou quand Le grand pari de « l’île à sucre » est passé au tamis...
La publication du CEDUS est destinée à être diffusée très largement - auprès de tous les publics - pour mieux faire connaître les objectifs de la filière canne/sucre de notre île.
« Principale activité agroalimentaire de l’île, acteur du développement durable et facteur de cohésion sociale et culturelle, la filière canne-sucre réunionnaise ne manque pas d’atouts pour assurer son avenir. Pourtant, elle doit aujourd’hui relever un défi majeur, celui de l’espace. »
Ainsi commence le “quatre pages” en tiré à part extrait du numéro 12 de la revue du CEDUS, Grain de sucre. Il rappelle les derniers développements de la filière : les données de la production (205.000 tonnes de sucre pour 1,8 millions de tonnes de cannes en 2006), la convention canne et les défis d’avenir. Le premier est « le partage de l’espace » : les sucriers ont inspiré il y a peu une campagne publicitaire sur le thème “Avec de la volonté, il y a de la place pour tous”. L’enjeu est de rappeler à tous les acteurs du développement que la filière doit passer d’ici à la fin des discussions sur le deuxième schéma d’aménagement régional (SAR), c’est-à-dire d’ici 2008, de 26.500 ha plantés en cannes, à 30.000 ha - représentant 53,5% de la surface agricole utile, laquelle occupe 56% de la surface totale laissée aux hommes par une géographie mouvementée. Or dans le même temps, il faut accueillir 250.000 Réunionnais de plus, densifier les bourgs et construire à mi-hauteur sans trop manger les terres agricoles...
Le « pari à réussir pour un choix de société » passe, pour les industriels du sucre, par une « stabilisation », suivie d’une « augmentation des surfaces » (plantées en cannes-Ndlr) - ce qui suppose de résister à la pression foncière dans un premier temps ; mais aussi de savoir passer d’une conception globale du SAR « à son application fine à l’échelle d’un plan local d’urbanisme » : « l’écart ne représente rien moins que la réussite ou l’échec du pari engagé » relève la publication du CEDUS.
Ceci vient souligner l’importance des enjeux politiques rapprochés : les élus que nous allons nous choisir devront, à tous les niveaux (maires, conseillers généraux, députés...) être imprégnés des objectifs tracés, dans la concertation, pour l’avenir d’une filière dynamique qui a pour enjeu « plus que la survie des usines, des emplois et de l’activité sucrière » - sans négliger qu’elle passe par tout cela...
Tout ceci ne sera vrai que si la filière fait réellement la preuve qu’elle est au cœur « d’une économie créatrice de richesses » au-delà de la période des neuf ans assurée par la convention canne, et qu’elle aura été capable de mettre cette période à profit pour préparer la suite.
P. David
Nos peines
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