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4 juin, parNos peines
La semaine dernière : après l’audition du ministre des Outre-mer au Sénat
21 novembre 2013

Le 14 novembre dernier, le PCR a donné sa position suite aux propos tenus par Victorin Lurel dans un communiqué reproduit ci-après.
« Auditionné mercredi par la Commission des affaires économiques du Sénat et la délégation Outre-mer, Victorin Lurel a déclaré ceci : « La fin des quotas risque de créer une concurrence supplémentaire pour le sucre de La Réunion et de la Guadeloupe. La réponse, c’est : se spécialiser dans des niches. On a commandé une étude par un cabinet indépendant pour s’interroger sur tout ça et décider des éventuelles réorientations à prévoir à notre échelle et à plus grande échelle, à l’échelle de l’Europe et à l’international ».
C’est la première fois qu’un ministre exprime aussi clairement la menace qui pèse sur la filière canne-sucre. Il est prévu que le nouveau règlement sucrier mette fin au régime protecteur des quotas et prix garantis à partir de 2017.
Ces propos interviennent après ceux tenus par Dacian Ciolos, Commissaire européen à l’Agriculture, lors de sa visite à La Réunion le 29 juillet. Le membre de la Commission avait dit que tout allait dépendre de la stratégie qui sera choisie par les sociétés productrices de sucre, autrement dit par Téréos.
Manifestement, le gouvernement a donc décidé de lancer une étude d’impact sur les conséquences de la fin des quotas sucriers à partir de 2017. Les pouvoirs publics ont donc le devoir d’informer en direct les planteurs sur les résultats de cette étude, et de dire publiquement sans tarder ce que fera l’État pour préserver les intérêts des planteurs, ainsi que les richesses acquises par plus de deux siècles de recherche-développement à La Réunion.
Le gouvernement doit donc indiquer précisément comment il compte éviter une catastrophe sociale qui concernerait toute La Réunion : il y a des planteurs dans 23 communes, et la 24ème abrite des ateliers de transformation et d’exportation.
Le PCR rappelle qu’il est possible de consolider à La Réunion une industrie de la canne en partageant équitablement les recettes de tous les produits que cette plante peut donner : sucre, électricité, plastiques bio, cosmétiques…
Cet objectif peut se concilier avec celui de l’autosuffisance alimentaire.
Le PCR pense donc que l’agriculture est un gisement d’emplois pour les Réunionnais. Il réitère ses propositions et demande à l’État de s’impliquer pour ne pas que La Réunion subisse une crise bien plus grave que celles du café, de la vanille, du géranium ou du vétiver.
Plus que jamais, le PCR sera aux côtés des planteurs en lutte pour leur survie ».
Nos peines
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