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Conséquence du coronavirus
29 mai 2020, par

Les prix historiquement bas du pétrole rend beaucoup moins intéressant de produire de l’éthanol au Brésil. Cela pousse à produire plus de sucre. La production brésilienne pourrait augmenter de plus de 18 % pour atteindre plus de 35 millions de tonnes. Ce sucre sera moins cher à l’exportation en raison de la dévaluation de la real, monnaie brésilienne, par rapport au dollar. C’est un brutal bouleversement du marché sur lequel est vendu le sucre réunionnais.
Timothé Masson, économiste chargé des marchés à la CGB, syndicat des betteraviers français, indique à Terre Net que « le sucre a perdu le tiers de sa valeur sur le marché mondial ». « Le coeur de la crise est avant tout lié à la crise du pétrole qui fait qu’au Brésil, il est plus intéressant de faire du sucre qu’on déverse sur le marché mondial (...) que de l’éthanol domestique qui s’est complètement écroulé à cause du pétrole ».
A cela s’ajoute la dévaluation du real par rapport au dollar qui rend les produits brésiliens encore moins cher. « La perspective est que le change continue de soutenir la compétitivité du sucre brésilien sur le marché extérieur », souligne ce rapport, selon lequel la production brésilienne de sucre devrait atteindre 35,3 millions de tonnes, en hausse de 18,5 % par rapport à 2019-2020, indique Terre Net. « Ça veut dire que sur le très court terme, les Brésiliens sont beaucoup plus compétitifs, ils peuvent vendre sur le marché mondial moins cher en dollars, ils auront la même quantité en reals », selon M. Masson.
L’Afrique du Sud et la Thaïlande sont concernées par la même tendance que pour le Brésil.
Du côté des industriels du sucre européen interrogé par Terre Net, ce n’est pas encore l’inquiétude. Cristal Union s’est adapté : « Nous avions annoncé, déjà, au mois de décembre, dans nos réunions internes et avec les agriculteurs, que nous avions changé de "business-model", pour devenir plus européens, plus flexibles, plus agiles, et moins sur le marché mondial », selon Alain Commissaire, directeur général. Pour SüdZucker, premier producteur mondial, les prix du marché européen ne baissent pas : de 300 euros la tonne dans l’UE en 2019, ils étaient à 370 euros fin février.
C’est surtout l’éthanol brésilien qui suscite l’inquiétude pour le moment : « le Brésil produit fatalement de l’éthanol. Il ne faudrait pas qu’on se retrouve avec une pression anormale sur nos marchés qui viendrait du fait que le real est dévalué, et qu’avec des excédents chez eux, tout ça se déverse en Europe. Là, ça pourrait être un véritable sujet pour nous », souligne M. Commissaire.
25 % des betteraves récoltées en France servent en effet à fabriquer de l’éthanol. Si de l’éthanol bon marché venu du Brésil inonde l’Europe, alors ces betteraves seront probablement utilisées pour produire du sucre, et donc tireront les prix vers le bas. D’où la demande des industriels d’établir une clause de sauvegarde pour limiter les importations d’éthanol en provenance du Brésil et des Etats-Unis.
M.M.
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Messages
29 mai 2020, 16:07, par Thierry
Le sous titre "conséquence du coronavirus" est discutable : la baisse des prix du pétrole est due à une guerre des prix entre les pays de l’OPEP et les USA, commencée avant les mesures de confinements décidées par les gouvernements.
29 mai 2020, 21:11, par Arthur
Sucre= diabète, c’est un peu comme les voitures qui fument, diésel ou essence, c’est bientôt fini, tout simplement, faut passer à autre chose. Tourner la page, tout ça, sucre, usines, ça fait partie du passé, qu’il ne faut pas oublier, bien sur. Mais admettons qu’il y a mieux à faire, comme rendre l’île autonome le plus possiblen en alimentation. Imaginer que même le sel est importé, un comble, le peu récolté ici est ridicule en terme de quantité, et de plus, il est plus cher, même sans octroi de mer qui, enfin, va disparaitre. Sucre=Alcool bas de game, qui fait des ravages dans les familles, les routes, la sécu connait bien. Alors stop ! Pensons aux gains et aux conséquences pour les enfants, nés ou à naitre ! Le Brésil, propriétaire des 2 usines qui restent peuvent liquider, la Réunion saura $etre forte, réactive, et pas rétrograde, encore moins réactionnaire ! Bon WE prolongé, Arthur.