Canne à sucre

Les planteurs de canne à sucre interpellent les transporteurs

Manifestation devant la préfecture de La Réunion

Témoignages.re / 11 juillet 2017

Les transporteurs s’étaient engagés à apporter leur solidarité hier aux planteurs en lutte pour une augmentation de 6 euros par tonne du prix de référence de la canne à sucre payé par Tereos. Ce soutien espéré s’est fait attendre toute la journée et les planteurs mobilisés depuis 13 jours devant la préfecture ont dû se rendre à l’évidence dans l’après-midi : les transporteurs ne sont pas venus. Aussi ont-ils pris l’initiative de bloquer les camions livrant des galets pour le chantier de la route en mer.



À 14 heures 30, un planteur s’est couché devant les roues d’un camion pour stopper un convoi. Toute la circulation était alors bloquée dans la rue Gasparin, tandis que les gendarmes resserraient les rangs pour empêcher les tracteurs qui campaient au Barachois de se diriger vers le chantier de la route en mer. Cet encerclement faisait monter la tension, les gendarmes allaient chercher leurs casques tandis que le discours de fermeté tenu par le préfet devant la presse ne calmait pas les esprits. Les planteurs estimaient en effet que puisque les galets de la route en mer viennent des champs de canne, alors il n’est pas question que cette activité continue.

Ce n’est que vers 20 heures qu’une délégation de transporteurs conduite par Jean-Bernard Caroupaye et Joël Mongin s’est présentée devant la préfecture pour rencontrer les planteurs. Ils ont fait part de leur exaspération face à la tournure du conflit. C’est alors que Jean-Bernard Caroupaye a fustigé l’attitude de Tereos. L’industriel a été alors fermement invité à lâcher du lest étant donné les 106 millions de résultats nets affichés par la multinationale. Et le président de la FNTR-Réunion de promettre un black-out de La Réunion si jamais les blocages continuaient à ralentir l’activité des transporteurs qui travaillent pour le chantier de la Région et de l’État.