Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Menace sur la subvention à la filière canne
4 novembre 2014

« Monsieur le Président de la République,
Le projet de Loi de finances, pour |’année 2015 prévoit de réaliser 5 milliards d‘euros d’économie sur 3 ans afin de poursuivre |‘assainissement budgétaire. Cet objectif, comme vous le soulignez, permettra a l’État, d’atteindre le seuil acceptable par l’Europe en matière de déficit publique. » Néanmoins, compte tenu des problèmes spécifiques et handicaps majeurs de notre île,‘nous souhaitons que notre agriculture soit préservée de cet effort qui risque a terme de pénaliser le développement agricole et économique de La Réunion.
Or nous constatons, dans ce projet de Loi des finances, que les crédits accordés a la canne diminuent de 2,10 millions d‘euros entre 2014 (86 M€) et 2015 (84,10 M€). Cette baisse intervient en contradiction avec les promesses de l’État de maintenir l’aide directe a la filière canne-sucre—rhum-énergie à 90 millions d‘euros et de la majorer après 2017 pour atteindre 128 millions d‘euros. Cet engagement a été confirmé par vous — même lors de votre venue dans l’île, en juillet dernier, devant tous les acteurs de la filière et du monde agricole réunionnais.
La canne constitue |’un des piliers de l‘économie de La Réunion. Il nous parait important que la filière continue, comme les autres secteurs économiques, à béné ?cier du soutien régulier de l’État, notamment dans un contexte d’ouverture du marché du sucre a la concurrence internationale, avec la suppression des quotas sucriers au sein de |‘Union Européenne.
Par ailleurs, nous sommes surpris de constater que le budget dédié au développement des productions agricoles endogènes et 2. l’organisation des filières dans les DOM au titre du CIOM, passe de 40 millions d‘euros a 31,4 millions d‘euros. Avec une perte de 8,60 millions d‘euros, il nous sera très difficile de poursuivre la diversification et le développement des filières agricoles locales comme souhaité par l’ensemble des acteurs agricoles de l’île.
Les productions de diversi ?cation végétale et animale développées en synergie avec — la canne à sucre fait vivre 23 000 personnes et contribuent au développement économique de l’île. Dans un contexte de fort taux de chômage, nous devons tous œuvrer pour le maintien de l’activité agricole et de l‘agriculture sur notre territoire. Mais à la lecture de ce projet de loi de Finances 2015 et du budget de l‘agriculture, la profession agricole réunionnaise a toutes les raisons de s’inquiéter et sollicite de votre haute bienveillance le maintien, voire le renforcement des aides précitées afin de mieux répondre au développement agricole et durable de l’île.
Comptant sur votre compréhension, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l‘expression de notre plus haute considération. »
Nos peines
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