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4 juin, parNos peines
Prévision pour la campagne
14 août 2013

Cet article de ’Midi Madagascar’ explique la stratégie des producteurs de sucre de Madagascar : l’exportation vers l’Europe. Les besoins de la population sont quant à eux satisfaits par l’importation de sucre d’Egypte ou d’Asie.
L’Union Européenne a supprimé la fixation de quota de Madagascar sur l’exportation de sucre dans le cadre d’un accord commercial avec les pays ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique). Pour cette campagne, la production de sucre issue des trois sucreries, à savoir, Morondava, Namakia et Ambilobe sera en hausse pour cette campagne qui a débuté en juillet dernier. En effet, « les prévisions sont de l’ordre de 100 000 tonnes contre 89 600 tonnes pour la campagne de 2012. Et notre production sera orientée notamment vers l’exportation », a expliqué Gaëtan Ramindo, le directeur général du Centre Malgache de la Canne et du Sucre.
Avantage comparatif
La Grande île a déjà exporté environ 40.000 tonnes de sucre vers le marché européen lors de la dernière campagne de production. « En fait, on a intérêt à exporter notre production de sucre malgré le fait que la demande locale n’est pas satisfaite compte tenu de notre avantage comparatif tout en se référant à notre balance commerciale. L’éloignement de la sucrerie par rapport au centre d’agglomération des consommateurs constitue un autre facteur », a-t-il rajouté. C’est le cas entre autres, de la sucrerie d’Ambilobe. « Toute sa production de sucre roux, qui fait toujours sa renommée, est exportée en totalité », a-t-il enchaîné.
Mini-sucreries
Mais il faut savoir que la capacité nominale de ces trois sucreries qui fonctionnent encore est de l’ordre de 109.000 tonnes alors que la consommation en sucre de Madagascar s’élève à 160.000 tonnes. « On importe ainsi des autres pays comme l’Egypte et de l’Asie pour pouvoir satisfaire les besoins locaux. Entre temps, des mini-sucreries seront mises en place dans le cadre d’un partenariat avec l’ONUDI dans trois sites pilotes », a fait savoir le directeur général du CMCS. Il s’agit notamment de la région de SOFIA qui a une potentialité en matière de plantation de canne et de la région d’Amoron’i Mania compte tenu de sa production de « Toaka gasy » à Ambodiboanara ainsi que de la région d’Anosy où une sucrerie artisanale se développe déjà. La capacité de production de ces mini-sucreries est de l’ordre de 200 tonnes/an/unité. Leur démarrage est prévu au début de 2014.
Exportateur net
Par ailleurs, la relance des sucreries de Nosy-Be et de Brickaville est attendue puisque c’est le seul moyen de booster la production de sucre de Madagascar, en plus de ces mini-sucreries. « L’objectif est de devenir exportateur net de sucre étant donné que Madagascar a déjà ratifié l’Accord International du Sucre à part notre adhésion à l’Organisation Internationale du Sucre », a conclu le directeur général du Centre Malgache de la Canne et du Sucre.
(Source "Midi Madagascar")
Une prévision de hausse de 22% de la consommation mondiale de sucre entre 2013 et 2020 |
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