Canne à sucre

PCR : « Il nous faut définir une nouvelle politique »

Présentation d’une analyse de la situation

Manuel Marchal / 4 juillet 2019

En préambule au sujet principal de la conférence de presse, la filière canne, Yvan Dejean, porte-parole du PCR, a présenté hier une analyse de la situation dans laquelle se déroule la crise accentuée par la non-inscription d’une aide de 28 millions d’euros pour la filière canne.

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Dans le BTP, le nombre de chômeurs est plus important que celui des salariés, explique le PCR.

Yvan Dejean rappelle tout d’abord que La Réunion est au bord du gouffre. Et il note la critique acerbe contre le gouvernement sur le manque de visibilité des aides : la Production réunie alerte sur la filière bovine. Dans le BTP, les chiffres font froid dans le dos : 17000 salariés et 18000 chômeurs. 448 entreprises liquidées. Depuis quelques jours, Tereos et les syndicats de planteurs alertent sur les 28 millions d’euros.
« La Réunion souffre du cancer du chômage : 149000 demandeurs d’emploi en catégorie A. À cela s’ajoute la baisse drastique du nombre de contrats aidés », poursuit le porte-parole du PCR qui dénonce aussi la remise en cause des droits des chômeurs avec la réforme de l’assurance chômage. Il rappelle aussi un coût de la vie trop élevé, dénoncé toujours plus largement.

Enfin, pour le brevet « on marche sur la tête » en raison du report de l’examen à La Réunion à cause de la canicule en France. « Pourquoi ne pas faire passer les épreuves à Paris ? ».

« La politique du gouvernement est dénoncée. L’intégration à une métropole à 10000 kilomètres n’est pas une solution. Il nous faut définir une nouvelle politique, c’est dans ce contexte que se déroulent les graves problèmes sur la filière canne et l’agriculture en général », conclut Yvan Dejean.

M.M.