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4 juin, parNos peines
Le blocage des usines sucrières continue, tout la filière canne à l’arrêt
25 juillet 2014, par

Entamé hier matin, le mouvement des planteurs se poursuit. Toutes les plates-formes de livraison de canne à sucre sont bloquées, ainsi que les approvisionnements des deux usines sucrières. Deux délégations de la direction du Parti communiste réunionnais sont venues apportée le soutien du PCR à la lutte des planteurs de canne à sucre.
La filière canne est de nouveau à l’arrêt ce matin. Les planteurs ont continué le mouvement entamé hier. Toute La Réunion est concernée. Les livraisons de canne à sucre ont cessé, tout comme l’approvisionnement des usines sucrières. Rien n’entre ni ne sort de Bois Rouge et du Gol.
La fin du quota et du prix garanti en 2017 menace l’existence de toute la filière si elle doit affronter la concurrence mondiale sans aucune protection. Les planteurs sont donc très inquiets, ils demandent des garanties sur leur avenir et celui des 30.000 emplois directs et indirects de la filière canne.
Dès hier, le PCR avait apporté son soutien à la manifestation des planteurs. Il s’est de nouveau concrétisé par la présence de deux délégations aux usines du Gol et de Bois Rouge. Dans le Sud, elle était conduite par Yvan Dejean et Elie Hoarau, ils ont rencontré Jean-Bernard Gonthier, président de la Chambre d’agriculture.
Dans l’Est à Bois Rouge, une délégation du Parti communiste réunionnais est conduite par Maurice Gironcel, Camille Dieudonné et Ginette Sinapin. Ils sont aux côtés des planteurs qui manifestent avec Jean-Yves Minatchy, président de la CGPER.
Rappelons que le PCR souligne que « Les manifestants réclament des garanties quant à l’avenir de la filière canne-sucre qui est mortellement menacé par l’échéance 2017 ». Le PCR précise que « le rendez-vous, c’est la Convention « canne » entre planteurs et usiniers qui arrive à expiration, après l’actuelle campagne 2014-2015. C’est maintenant que la prochaine Convention est signée pour 6 ans, en ouvrant une perspective de 20 ans, ou bien elle est signée pour 2 ans, jusqu’en 2017, et c’est la mort de la filière »
Quant à Jean-Yves Minatchy, président de la CGPER, il demande que les planteurs soient respectés.
C’est ainsi que c’est encore par voie de presse que ces derniers ont découvert la stratégie de leur partenaire face à la fin du quota sucrier de 300.000 tonnes et la suppression du prix garanti. Jean-Yves Minatchy constate également que les planteurs ont été tenus à l’écart d’une réunion entre l’industriel Tereos, propriétaire des deux dernières usines sucrières de La Réunion, les députés et le gouvernement.
Il existe pourtant des instances paritaires, comme les Commissions mixtes d’usine ou l’Interprofession, où il est possible de se rencontrer et d’échanger avant de prendre des positions qui engagent la filière canne.
« Les planteurs sont désabusés, démoralisés », souligne Jean-Yves Minatchy, « ils en ont assez d’être roulés dans la farine ».
Ils attendent donc des engagements fermes et des garanties pour que les planteurs puissent voir l’avenir avec plus de sérénité.
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