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Une grande partie pour l’exportation
14 août 2013

À Madagascar, la production sucrière l’an dernier a frôlé les 100.000 tonnes. C’est la conséquence de la modernisation de l’outil, et d’une bonne récolte de canne à sucre. La quasi-totalité de ce sucre est exportée, car le sucre blond de Madagascar est « très recherché et très apprécié par le marché européen », explique notre confrère ’l’Express de Madagascar’ dans l’article que nous reproduisons ci-après.
« Madagascar a produit près de 100.000 tonnes de sucre en 2012. Une production record s’expliquant surtout par la disponibilité de matières premières de qualité.
Une bonne nouvelle en cette période de crise. Madagascar a réalisé une production record de sucre, de l’ordre de 100.000 tonnes en 2012. C’est la capacité maximum des unités de production sucrière qui existent au pays. Il s’agit de l’ancienne Siranala de Morondava devenue Sucoma et des deux anciennes usines de la Sirama à Ambilobe et à Namakia qui ont pris le nom d’Ouest sucre à l’heure actuelle. D’après le Centre malgache de la canne et du sucre (CMCS) qui a fourni ces informations, c’est la bonne disponibilité des matières premières, en l’occurrence la canne à sucre, qui explique cette bonne performance.
« Ces unités sucrières produisent également de la canne à sucre. Mais leur coopération avec les producteurs indépendants fonctionne également très bien et ces derniers produisent des cannes en quantité, mais respectant également les normes requises », précise un responsable au sein du CMCS.
Malgré cette production record, ce chiffre est encore loin de satisfaire les besoins nationaux qui avoisinent les 160.000 tonnes par an. D’ailleurs, une grande partie de cette production locale part à l’exportation.
Promotion
En fait, le sucre blond de Madagascar est très recherché et très apprécié par le marché européen, entre autres, la Grande île importe donc presque la totalité de sa consommation, voilà pourquoi la présence de ce produit sur le marché est dépendant du cours mondial.
Cette situation comporte des avantages et des inconvénients pour les consommateurs. En ce moment, le prix du sucre sur le marché mondial est en baisse. Ce qui a une répercussion sur le prix de vente sur les étals des épiciers, car le sucre à l’heure actuelle est un des rares produits qui affichent une baisse de prix de l’ordre de 300 à 500 ariary par kilo, en quelques mois.
Mais la filière sucre est victime de son succès en quelque sorte. Car les usines existantes ont atteint leur capacité de production maximum. Même si les matières premières existent, il sera donc impossible d’espérer une amélioration de cette performance. Voilà pourquoi le CMCS a déjà lancé un projet de promotion de la création de petites unités de production industrielle. Le projet est déjà au stade avancé et les promoteurs espèrent que ces futures usines commenceront à produire d’ici 2015.
Pour l’heure, c’est le groupe chinois Sucoma qui assure la totalité de la production sucrière de Madagascar. Il est le concessionnaire des trois usines situées à Ambilobe, Namakia et Morondava. L’État cherche à l’heure actuelle un éventuel repreneur de l’usine de la Sirama à Nosy-Be qui a déjà cessé de produire depuis des années, mais pour l’instant, on ne sait pas encore si les Chinois sont également intéressés. »
(Source "L’Express de Madagascar")
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